Longtemps considéré comme une mauvaise herbe particulièrement envahissante par de nombreux jardiniers, le pourpier était pourtant déjà consommé du temps de l'Empire romain. Très employé au Moyen Âge à des fins médicinales, il est mentionné pour ses vertus thérapeutiques dans de nombreux ouvrages des XVIe et XVIIe siècles. De nos jours, cette plante succulente connaît un regain d'intérêt : les recherches récentes ont mis en évidence les nombreux bienfaits pour la santé qu'elle procure.
Les principales variétés
Le pourpier vert (Portulaca oleracea) correspond au type sauvage. Il pousse très près du sol et, au grand désespoir de bien des jardiniers, se propage rapidement tout en s'adaptant à une grande diversité de conditions de culture. Le pourpier doré (Portulaca sativa), quant à lui, présente un port plus dressé : il atteint 30 à 40 cm de hauteur et constitue la variété la plus couramment cultivée dans les jardins d'herbes aromatiques.
Un aliment aux multiples atouts
Les deux variétés se prêtent à la consommation. Les feuilles épaisses et charnues ainsi que les tiges peuvent être dégustées crues, ajoutées à des salades ou à des sandwichs, ou encore cuites à la vapeur ou poêlées puis servies comme légume. Leur saveur, légèrement sucrée et acidulée, rappelle celle des épinards ou du cresson.
Le pourpier figure parmi les meilleures sources végétales d'acides gras oméga-3, bénéfiques pour le taux de cholestérol et de triglycérides. Il offre également des propriétés antioxydantes et renferme des quantités remarquables de vitamines A, C et E, ainsi que des minéraux essentiels comme le magnésium et le potassium.
Culture et entretien
Bien que le pourpier vert pousse spontanément à l'état sauvage et soit ramassé pour l'alimentation, beaucoup de jardiniers préfèrent cultiver le pourpier doré dans leur potager ou leur jardin d'herbes. Cette variété produit des feuilles plus grandes et son goût est généralement jugé supérieur à celui de la forme sauvage.
Le pourpier est très facile à cultiver : il prospère dans presque tous les sols, tolère de larges écarts de température et supporte très bien la sécheresse. Pour obtenir les meilleurs résultats, semez-le au printemps, après les dernières gelées, à environ 0,5 cm de profondeur, dans un sol plutôt sableux et à un emplacement bien ensoleillé.
Précautions à prendre
Si vous comptez cueillir du pourpier sauvage pour le consommer, restez vigilant face aux plantes ressemblantes mais non comestibles. « Méfiez-vous de l'euphorbe, une plante rampante vénéneuse d'aspect différent qui pousse parfois à proximité du pourpier », met en garde Steve Brill, auteur et éducateur environnemental reconnu. « Sa tige est filiforme, pas épaisse, et elle laisse échapper une sève blanche laiteuse lorsqu'on la casse. »
Par ailleurs, le pourpier est un producteur de graines extrêmement prolifique. Si vous souhaitez en cultiver dans votre jardin, veillez à l'empêcher de monter en graines : supprimez les fleurs dès leur apparition ou retirez les capsules avant qu'elles ne mûrissent et n'éclatent. À défaut, vous risquez de vous retrouver avec beaucoup plus de pourpier que prévu !
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/herb-basics/1007108951.html
