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Les rosiers lianes abîment-ils les chênes ?

On appelle « rosiers lianes » les rosiers dotés de longues tiges ou cannes que l'on palisse souvent sur différents types de supports. Selon la taille et le port du rosier considéré, ces supports peuvent être des tuteurs, des arches, des pergolas, des structures diverses ou même des arbres. Les rosiers à longues cannes se divisent généralement en deux catégories : les grimpants, aux cannes rigides, et les lianes (ou ramblers), aux cannes plus longues et souples. Ces deux types peuvent être palissés sans danger sur les arbres, y compris les chênes. Il faut toutefois veiller à positionner le rosier correctement et à l'attacher à l'arbre d'une manière qui ne lui cause aucun dommage.

Rosiers et chênes

La difficulté principale lorsqu'on fait grimper un rosier grimpant ou une liane le long d'un arbre est de garantir au jeune plant suffisamment de lumière pour qu'il prospère. Les arbres caducs de petite et moyenne taille, comme les arbres fruitiers, présentent un houppier ouvert plutôt que dense, qui laisse filtrer la lumière jusqu'au rosier. Les chênes matures possèdent généralement des houppiers élevés, laissant entrer davantage de lumière que les arbres au feuillage bas. Le problème des grands chênes âgés réside ailleurs : leurs racines volumineuses rendent parfois difficile la recherche d'une poche de plantation assez vaste pour accueillir le rosier.

Plantation

Les règles pour planter un rosier grimpant près d'un chêne sont identiques à celles de n'importe quel rosier. Choisissez le côté du chêne qui reçoit le plus de soleil et installez la plante dans une poche profonde creusée entre les racines. Arrosez et fertilisez régulièrement, car le rosier entre en concurrence avec le chêne pour les nutriments du sol. Les rosiers ne disposent ni de vrilles ni de crampons adhésifs pour s'accrocher aux arbres : ils doivent donc être guidés sur des fils reliés à des piquets ancrés au sol en partie basse, puis attachés aux branches basses en partie haute. Avec le temps, les épines de certains rosiers contribuent elles aussi à maintenir la plante bien en place.

Les avantages du chêne

Comme les chênes sont des arbres caducs, les rosiers plantés à proximité et destinés à les grimper bénéficient d'un ensoleillement considérable au début du printemps. Dans la plupart des climats, les rosiers sortent de dormance et commencent à produire leurs premières feuilles et pousses avant même que les arbres caducs n'aient entamé leur nouveau cycle foliaire. Si vous souhaitez installer un rosier grimpant au pied d'un chêne, procédez dès que le sol est praticable au printemps, une fois tout risque de gelée écarté, afin d'offrir à la plante les meilleures chances de croissance dès sa première année.

Les véritables tueurs d'arbres

Les rosiers ne nuisent aux chênes que lorsque l'arbre concerné est relativement petit et affaibli, tandis que le rosier est devenu grand et très lourd. Si ce scénario se présente avec votre chêne, taillez simplement le rosier après sa floraison pour l'empêcher de devenir trop imposant. D'autres plantes grimpantes posent en revanche de véritables problèmes. Le sumac vénéneux est une plante parasite qui soutire les nutriments de son arbre hôte. La glycine, quant à elle, n'est pas parasitaire, mais le poids de cette grimpante vigoureuse peut, à long terme, renverser un petit arbre. Elle peut également envelopper entièrement un sujet plus grand, bloquant la lumière du soleil indispensable à la photosynthèse.


Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-roses/1007132677.html
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