Le palmier de Sabal (Sabal palmetto), aussi appelé palmetto de Caroline, est une espèce originaire de la côte sud-est des États-Unis. Remarquablement tolérant à la sécheresse et aux embruns salés, il atteint à maturité une hauteur de 15 à 21 mètres, avec une couronne de 4,5 à 5,5 mètres de diamètre. Il s'adapte aussi bien aux zones ensoleillées qu'à l'ombre. Dans son habitat naturel, il pousse en bosquets sur les plages, les baies sablonneuses et les vasières littorales. Comme tous les palmiers, le palmier de Sabal reste néanmoins vulnérable à certaines maladies.
Identification des maladies
Toutes les espèces de palmiers sont sensibles au pourridié ganodermique, une affection grave causée par le champignon Ganoderma zonatum. Les conditions favorisant la propagation de cette maladie demeurent mal connues, et le champignon se transmet d'un arbre à l'autre par ses spores. Le déclin du palmier phénix du Texas (TPPD, pour Texas Phoenix Palm Decline) constitue une autre menace probable pour le palmier de Sabal. Ce trouble bactérien est transmis à l'arbre par les cicadelles et autres insectes suceurs de sève.
Dégâts causés
Le champignon du genre Ganoderma est un agent pathogène tellurique responsable d'une pourriture blanche qui envahit les tissus ligneux conducteurs d'eau de l'arbre. Il pénètre dans le palmier par les racines sans toutefois les endommager directement. Les zones proches de la ligne du sol sont les premières touchées, et le champignon finit par faire pourrir la totalité des 1,20 à 1,50 mètres inférieurs du tronc. La TPPD est quant à elle provoquée par un phytoplasme qui colonise le phloème, c'est-à-dire les tissus conducteurs de sève des palmiers infectés. Le palmier de Sabal figure parmi les hôtes sensibles à cette maladie.
Symptômes
Les premiers signes du pourridié ganodermique incluent un déclin progressif de la santé de l'arbre ainsi que le jaunissement et le flétrissement du feuillage. Un symptôme particulièrement révélateur est l'apparition de conques durcies — petites structures en forme d'étagère ou de console — sur le flanc du tronc. Ces conques sont brillantes, brun rougeâtre, avec une face inférieure blanche.
La TPPD provoque quant à elle une chute soudaine des fruits chez les arbres matures en l'espace de quelques jours, suivie de la mort des fleurs. Ces symptômes n'apparaissent que si les palmiers sont suffisamment âgés pour fructifier et pendant la période de floraison. Chez d'autres sujets, on observe une décoloration du feuillage mature qui passe du jaune au brun rougeâtre puis au gris, en commençant par la pointe des feuilles. Une pourriture racinaire extensive accompagne généralement l'infection.
Méthodes de lutte
Aucun traitement chimique ne permet de guérir le pourridié ganodermique une fois l'arbre infecté. Surveillez attentivement les souches de palmiers situées à proximité d'arbres sains, car le champignon les colonise rapidement et devient une source majeure de dissémination des spores. Retirez immédiatement le palmier dès l'apparition des conques afin de limiter les risques de contamination. Évitez également de replanter d'autres palmiers au même endroit, le champignon pouvant persister durablement dans le sol.
Concernant la TPPD, l'injection préventive d'un antibiotique constitue la seule méthode efficace pour protéger les espèces sensibles. Une fois les arbres infectés, il n'existe malheureusement aucun remède : éliminez sans tarder les sujets malades pour freiner la propagation de la maladie.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-jasmine/1007107315.html
