L'avoine est une céréale originaire d'Asie, cultivée à travers le monde depuis plus de 2 000 ans. Avant de devenir un aliment de base dans l'alimentation humaine et animale, elle était principalement appréciée pour ses vertus médicinales. Ce sont les colons écossais qui l'introduisirent en Amérique du Nord au XVIIe siècle. Aujourd'hui, l'utilisation raisonnée d'herbicides adaptés dans les cultures d'avoine permet d'améliorer significativement les rendements en limitant la concurrence des plantes indésirables.
Les herbicides de prélevée
Comme leur nom l'indique, les herbicides de prélevée (ou de présemis) s'appliquent sur le sol au moment du semis de l'avoine. Les matières actives recommandées comprennent le triallate, la mésotrione ou le flucarbazone, commercialisées sous différentes marques selon les fabricants.
Pour une efficacité optimale, ces produits doivent être appliqués avant la germination des graines de mauvaises herbes. Il est important de noter que les herbicides de prélevée sont totalement inefficaces sur les adventices déjà levées ou bien établies.
Les herbicides de post-levée
Pour traiter les mauvaises herbes déjà présentes dans la culture, il faut recourir aux herbicides de post-levée. Plusieurs matières actives sont homologuées : tribénuron, thifensulfuron, carfentrazone-éthyle, dicamba, bromoxynil, mésotrione, MCPA, fluroxypyr ou encore clopyralid.
Dans de nombreux cas, l'association de deux herbicides de post-levée offre un contrôle des adventices plus efficace qu'un produit unique, notamment face à un mélange de graminées et de dicotylédones.
Gérer la résistance des mauvaises herbes
L'utilisation répétée du même herbicide contre des adventices persistantes favorise l'apparition de populations résistantes. Pour éviter ce phénomène, il est recommandé d'alterner les herbicides en veillant à ne pas appliquer successivement des produits appartenant au même groupe de mode d'action, ni sur la même culture ni sur les cultures de la rotation.
Les pratiques intégrées de gestion des adventices complètent cette stratégie : travail du sol, binage, fertilisation équilibrée et rotation des cultures contribuent tous à limiter la pression des mauvaises herbes résistantes.
La gestion culturale : première ligne de défense
Une bonne conduite culturale permet de réduire naturellement les infestations d'adventices, et donc de diminuer les quantités d'herbicides nécessaires ainsi que les coûts associés. Parmi les bonnes pratiques :
- Utiliser des semences certifiées et propres, exemptes de graines de mauvaises herbes ;
- Semir à la densité recommandée pour assurer un couvert végétal dense ;
- Semer tôt les petites céréales comme l'avoine afin que la culture entre en concurrence plus efficacement avec les adventices ;
- Profiter du semis précoce pour limiter le développement des graminées annuelles estivales.
Avant tout traitement, il est essentiel d'identifier correctement les mauvaises herbes présentes dans la parcelle. Le choix de l'herbicide doit ensuite tenir compte de son niveau d'efficacité, de la tolérance de la culture au produit et du coût total du programme de désherbage.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-herbs/1007106657.html
