L'hibiscus fait partie de la famille des Malvacées, tout comme le cotonnier. Si la punaise des graines de coton (Oxycarenus hyalinipennis) préfère se nourrir sur le coton, cet insecte destructeur s'attaque aussi volontiers à l'hibiscus. Originaire d'Afrique, ce ravageur a été introduit dans d'autres régions du monde. Lorsque plusieurs punaises se nourrissent simultanément sur votre plante, il s'agit probablement d'une colonie installée. Dans de nombreux États ou pays, signaler la présence de telles colonies est encouragé, voire obligatoire.
Description de l'insecte
Les punaises adultes sont de couleur noire. Les femelles, à l'abdomen tronqué, mesurent environ 3 millimètres (1/8 de pouce) de long. Les mâles sont légèrement plus petits et possèdent un abdomen arrondi. Leurs ailes sont translucides. Les œufs, ovales et semblables à de minuscules œufs de poule, sont d'abord jaunes avant de virer au rose. Les nymphes, quant à elles, sont brun rougeâtre à rouge, avec une tête plus foncée et brunâtre.
Dégâts causés par la punaise
Cet insecte dispose d'un appareil buccal piqueur-suceur : il perce la plante pour atteindre les graines et en aspirer les huiles. Pour y parvenir, il peut endommager les fleurs et les autres parties de la plante, provoquant un déclin général de la santé de l'hibiscus. Les punaises peuvent envahir aussi bien les tiges que les fleurs. Elles dégagent également une odeur fétide et peuvent se regrouper sur les murs des bâtiments. Attirées par la lumière, elles peuvent devenir particulièrement gênantes en extérieur.
Traitements chimiques
Plusieurs insecticides chimiques permettent de traiter la punaise des graines de coton, mais certains sont réservés aux professionnels. De plus, ces insectes peuvent développer une résistance au fil du temps : surveillez régulièrement leur population pour vérifier que le traitement reste efficace.
Pour le jardinier amateur, les produits les plus courants sont le malathion et le lindane. D'autres substances actives se révèlent efficaces, comme le parathion méthyle, la dieldrine et le diméthoate — toutefois, bon nombre d'entre elles sont aujourd'hui interdites ou strictement encadrées dans plusieurs pays en raison de leur toxicité. L'huile de neem constitue une alternative intéressante : elle étouffe et tue les insectes exposés.
Avant tout traitement, vérifiez attentivement l'étiquette du produit : assurez-vous qu'il contient une substance active formulée contre Oxycarenus hyalinipennis et qu'il peut être utilisé sans danger sur les plantes à fleurs comme l'hibiscus. Respectez scrupuleusement le mode d'emploi et pulvérisez en fonction du stade de développement atteint par les insectes, car tous les produits ne sont pas efficaces sur tous les stades. À noter : aucun insecte auxiliaire connu ne s'attaque naturellement à cette punaise.
Conseils pratiques
En l'absence de lutte biologique efficace contre ce ravageur, associez de bonnes pratiques culturales aux traitements insecticides. Maintenez votre hibiscus en bonne santé afin qu'il puisse mieux résister aux attaques et s'en remettre plus rapidement. En cas d'infestation importante, taillez les zones touchées et brûlez les déchets pour détruire les insectes. Enfin, inspectez régulièrement vos hibiscus afin de détecter toute infestation avant qu'elle ne devienne incontrôlable.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-flowers/1007105593.html
