Les journées chaudes et les nuits tempérées favorisent une croissance rapide et vigoureuse des plants de melon au jardin. Sensibles au gel, les pastèques, cantaloups, melons brodés, melons miel et casabas se sèment uniquement après tout risque de gelée, à la fin du printemps. Un sol fertile, frais mais bien drainé, encourage le développement rapide des tiges et du feuillage, ainsi qu'une floraison abondante. Les fleurs fécondées grossissent ensuite pour donner ces fruits à la chair sucrée que l'on savoure dans les salades de fruits estivales. Bonne nouvelle : la pollinisation croisée des fleurs n'affecte en rien la qualité des fruits.
Les types de fleurs
Tous les plants de melon produisent des fleurs sexuées distinctes. Les premières fleurs qui apparaissent sur la plante sont mâles ; ensuite, celle-ci produit à la fois des fleurs mâles et des fleurs femelles. Exception notable : le cantaloup et le melon brodé produisent des fleurs mâles et des fleurs bisexuées (hermaphrodites). Seules les fleurs femelles donnent des fruits, qui sont en réalité des ovaires hypertrophiés.
Les fleurs mâles et femelles ressemblent toutes deux à des trompettes jaunes et papyracées. On les distingue grâce à leur pédoncule : lisse et étroit chez la fleur mâle, avec ses étamines libérant le pollen ; renflé chez la fleur femelle, avec son pistil arrondi.
La pollinisation
Les fleurs de melon s'ouvrent le matin et se referment au crépuscule : elles ne durent qu'une seule journée. Lorsqu'elles sont ouvertes, les abeilles butinent et transportent le pollen de fleur en fleur. Plusieurs visites sont nécessaires pour assurer une pollinisation complète des fleurs femelles.
Le fruit ne se forme qu'après que les grains de pollen ont germé dans le pistil de la fleur femelle, atteint l'ovaire et fécondé les ovules qu'il contient. Cette fécondation aboutit à la production de graines dans la cavité sucrée et juteuse du melon mûr.
La pollinisation croisée
Bien que les melons appartiennent à la même famille botanique (les cucurbitacées), la plupart sont des espèces différentes. Seul le pollen provenant de plantes de la même espèce peut donner lieu à une pollinisation et à une production de fruits. Les fleurs de pastèque (Citrullus lanatus) ne peuvent donc pas féconder celles du cantaloup (Cucumis melo), ni inversement.
En revanche, cantaloups, melons brodés, casabas et melons miel sont tous des formes d'une même espèce. Ces variétés étroitement apparentées peuvent donc se croiser entre elles. La pollinisation croisée n'affecte ni la qualité de la chair ni les autres caractéristiques du fruit. Son seul effet est la présence de gènes hybrides dans les graines — un résultat invisible qui ne se révèle qu'au moment de la germination et de l'évaluation de ces semences.
Mythes et idées reçues
Le folklore jardinier attribue souvent le goût médiocre ou la forme déformée des melons à une pollinisation croisée entre différentes cucurbitacées grimpantes. C'est faux : seul le pollen de plantes de la même espèce permet le développement des fruits.
Les véritables causes d'un melon de qualité médiocre sont un sol pauvre, des pluies excessives ou un manque d'insectes pollinisateurs pendant la floraison. Un temps frais et pluvieux peut également freiner le développement de la plante — floraison comme maturation des fruits — et dissuader les abeilles de sortir de la ruche pour butiner les fleurs.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-edibles/1007105040.html
