Le cotonnier est une plante remarquablement polyvalente qui donne naissance à une grande diversité de produits. Environ 60 % de la consommation mondiale de coton est destinée aux industries textiles et à l'habillement. Des variétés transgéniques récemment développées en Chine permettent désormais d'obtenir des fibres naturellement colorées en jaune, en vert ou en rouge.
Les principaux débouchés de la fibre de coton incluent les tissus, l'ameublement, les vêtements, le matériel médical, le papier ainsi que les articles d'hygiène. Quant aux graines de coton, une fois pressées, elles produisent une huile utilisée comme huile végétale ou transformée en margarine. Cette huile entre également dans la fabrication de savons et de cosmétiques. Enfin, les coques des graines servent couramment d'alimentation pour le bétail, d'engrais de paillage ou de composants pour produits à base de son.
Instructions pour planter le coton
1. Analyser le sol
Prélevez un échantillon du sol dans lequel vous comptez semer vos graines de coton. Les sols argileux compliquent la plantation : l'argile humide remonte à la surface puis se dessèche en mottes dures qui entravent la germination. Si votre terre est de type limono-argileux, il est préférable de semer directement dans les chaumes d'un ancien champ de coton ou dans une culture intermédiaire de céréales détruite chimiquement.
Si votre sol est sablonneux et tend à former des couches compactes appelées « semelles de labour », un sous-solage sera nécessaire pour briser ces obstacles et permettre une bonne croissance du coton. Pour détecter leur présence, enfoncez simplement une tige dans un sol humide jusqu'à la profondeur normale de labour. Le sous-solage peut être réalisé à l'aide d'un outil de travail du sol en bandes.
2. Choisir sa méthode de plantation
Parcourez votre parcelle et déterminez la technique de semis adaptée. Traditionnellement, le coton est cultivé en rangs espacés de 90 à 100 centimètres. Une autre approche consiste en la plantation alternée (« skip-row »), qui consiste à laisser certains rangs vides afin d'augmenter le rendement à l'hectare et de réduire la pourriture des capsules grâce à une meilleure circulation de l'air dans le champ. Cette méthode requiert toutefois davantage de surface et un ajustement du matériel.
Cultiver deux rangs et en sauter un augmente généralement le rendement de 25 %. Sauter deux rangs sur quatre permet quant à lui un gain de 40 %. Le coton peut également être cultivé en relais derrière des cultures comme le blé. La plupart des agriculteurs optent pour des rangs de 90 centimètres afin de conserver un matériel compatible avec leurs autres cultures.
3. Préparer le sol
Sur les terres non irriguées, préparez les rangs par travail du sol en bandes quatre à six semaines avant le semis. Lorsque vous semez dans une couverture végétale ou des résidus de culture précédente, il est courant de former des billons à l'automne puis de travailler le sol au printemps afin de semer dans une terre encore fraîche et humide.
Si l'irrigation est disponible, ni les billons ni le sous-solage ne sont indispensables ; toutefois, créer les rangs avant le travail en bandes ou le billonnage garantit généralement un sol plus chaud, condition essentielle à la croissance du coton. Attention également : de nombreux sols présentent une couche de compaction située entre 15 et 35 centimètres de profondeur, qu'il faut décompacter ou éviter en suivant des cultures fourragères dont les racines créent des canaux favorables au développement racinaire du coton.
4. Semer les graines
Procédez au semis lorsque le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée tardive est écarté, soit généralement entre mi-avril et fin mai. Semez les graines de coton à une profondeur de 1,5 à 4 centimètres dans un sol humide. Pour obtenir la densité idéale de 2 à 3 plants par pied de rang (soit environ 6 à 10 plants par mètre), semez 4 à 5 graines par pied de rang.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-cotton/1007022477.html
