Les jardineries regorgent de sacs colorés de terreau prêt à l'emploi pour vous inciter à vous lancer au jardinage. Pourtant, il est tout à fait possible de concevoir votre propre mélange en achetant les composants séparément et en les assemblant vous-même. Un bon substrat de plantation se compose généralement de trois éléments : un matériau aérant comme la perlite ou la vermiculite, qui allège le mélange même lorsqu'il est humide ; une composante terreuse telle que le compost ou l'humus ; et enfin une substance retenant l'humidité, comme la tourbe de sphaigne.
Mélange à base de terre
Les mélanges à base de terre constituent les premiers produits mis à disposition des particuliers. Les fabricants stérilisaient la terre du jardin par la chaleur afin d'éliminer les mauvaises herbes, bactéries et insectes éventuellement présents. Ils y ajoutaient ensuite des parts égales de sable de construction et de tourbe de sphaigne blonde, obtenant ainsi un substrat prêt à l'emploi. Ce type de mélange reste assez lourd, bien que moins dense que la terre de jardin. Il convient parfaitement aux plantes d'intérieur destinées à rester plusieurs mois dans le même contenant. Vous pouvez reproduire cette recette en utilisant de la terre de jardin stérilisée ou du compost.
Mélange à base de tourbe
Dans les mélanges dits « sans terre », la tourbe de sphaigne grossière remplace la terre stérilisée. Combinée en parts égales avec de la perlite ou de la vermiculite, elle forme un substrat très léger, idéal pour les semis et les plantes en pot de courte durée. Les racines s'y développent facilement grâce à sa stérilité, mais les nutriments y sont peu abondants et le pH tend à rester acide. Attention : veillez à ne pas laisser sécher ces mélanges, car ils sont très difficiles à réhydrater une fois desséchés.
La chaux pour corriger l'acidité
La tourbe de sphaigne ayant tendance à augmenter l'acidité des mélanges, qu'ils soient faits maison ou achetés dans le commerce, l'ajout de chaux permet de ramener le pH au niveau requis par la plupart des plantes. Comptez environ 60 g (2 oz) de calcaire moulu pour un demi-boisseau (soit près de 18 litres) de terreau afin de remonter suffisamment le pH. Après avoir humidifié le mélange, vérifiez son acidité à l'aide d'un simple testeur de pH, disponible dans la plupart des jardineries.
La fertilisation
Les plantes ont besoin de nutriments, et un terreau n'en contient qu'une quantité limitée. Apportez un engrais liquide de formule 5-10-10 toutes les deux semaines environ aux plantes cultivées en pot, particulièrement celles installées dans des mélanges sans terre. Certains commerces proposent des terreaux déjà enrichis en engrais, adaptés à une saison de croissance complète. Pour ne plus avoir à vous soucier de la fertilisation, incorporez directement un engrais granulaire à libération lente dans votre mélange lors de sa préparation, en respectant les doses recommandées par le fabricant.
En résumé
Réaliser son propre terreau présente l'avantage d'adapter précisément la composition aux besoins de chaque plante, tout en réalisant souvent des économies. Qu'il soit à base de terre pour les plantes d'intérieur durables ou de tourbe pour les semis, un mélange bien équilibré — correctement corrigé en pH et enrichi en nutriments — garantit des végétaux vigoureux et en pleine santé.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-annuals/1007101380.html
