Concevoir l'aménagement paysager de sa maison implique une succession de décisions. La fonctionnalité, l'esthétique et le budget entrent tous en jeu, tout comme les contraintes physiques du terrain : exposition au soleil, pente, nature du sol… Lorsqu'il s'agit de peser le pour et le contre entre l'installation d'une pelouse et celle d'une terrasse, d'un patio ou de tout autre espace pavé — regroupés sous le terme d'« hardscape », ou aménagement minéral — quelques questions essentielles méritent réflexion.
Préférences esthétiques
Une pelouse offre un agréable tapis de vert, mais elle exige un entretien hebdomadaire pour le rester. Selon les goûts personnels, un aménagement minéral peut s'avérer encore plus attrayant ; en tout cas, les options y sont bien plus nombreuses. Les graminées à gazon, elles, se ressemblent toutes plus ou moins. Dans un hardscape, la beauté et la variété ne sont limitées que par l'imagination du concepteur : terrasse en bois sur mesure, patio en pavés au motif artistique, avec des équipements intégrés comme une cuisine d'extérieur, un bassin ou un brasero.
Usage fonctionnel
Le gazon tolère un certain piétinement, mais s'il est foulé constamment, l'herbe finit par disparaître, laissant place à la terre nue. Pour les zones d'activité intense — réunions de famille, loisirs en plein air —, une terrasse ou un patio s'impose généralement. L'aménagement minéral peut également inclure des aires de stationnement, ce qui n'est pas recommandé sur gazon. Là où la pelouse excelle vraiment, c'est comme surface de jeu : pour les enfants comme pour les animaux domestiques, sa douceur est idéale pour les sports et les jeux mouvementés.
Coûts associés
Même l'hardscape le plus basique coûtera toujours plus cher au mètre carré que la pose du gazon en plaques le plus haut de gamme. De plus, l'herbe peut pousser sur une pente modérée, alors que l'aménagement minéral — hors terrasse sur pilotis — exige un terrain plat. Le nivellement et les murs de soutènement nécessaires pour rendre une zone en pente apte à recevoir un revêtement dur font encore grimper la facture. Cela dit, le coût d'une pelouse s'accumule avec le temps si l'on intègre l'entretien : une tonte hebdomadaire est indispensable pour un rendu impeccable, tandis qu'un hardscape ne demande qu'un nettoyage annuel ou une rénovation tous les quelques années.
Impact environnemental
Pour les jardiniers soucieux des ressources, la pelouse n'affiche pas un très bon score écologique. Elle nécessite en effet de nombreux intrants pour son entretien : carburant pour les machines, eau, engrais, voire herbicides et pesticides. Les matériaux durs consomment de l'énergie lors de leur fabrication et de leur distribution, mais une fois posés, leurs besoins deviennent minimes, voire nuls. Une pelouse peut toutefois être cultivée avec beaucoup moins d'intrants, selon le niveau d'exigence esthétique accepté. Elle absorbe aussi les eaux pluviales, alors que la plupart des surfaces minérales sont imperméables et canalisent l'eau vers un système de drainage. Si cette eau est rejetée dans un cours d'eau naturel, elle peut contribuer aux inondations et à la pollution en aval.
En résumé
Le choix entre pelouse et aménagement minéral dépend donc avant tout de vos priorités : convivialité et douceur d'un côté, durabilité et faible entretien de l'autre. Dans bien des projets, la solution idéale réside d'ailleurs dans un équilibre entre les deux — une pelouse pour jouer et se détendre, entourée de surfaces dures pour recevoir, cuisiner et circuler.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/landscaping-basics/1007018394.html
