Le suivi des revenus et des dépenses d'un ménage constitue un indicateur essentiel pour évaluer le niveau de vie, la qualité de vie, la durabilité des modes de vie ainsi que la consommation d'énergie. La notion de consommation des ménages reste toutefois assez vague et généralisée : sa définition exacte dépend largement du contexte. Comprendre les différentes manières dont elle est utilisée est donc indispensable pour en saisir toute l'étendue.
Qu'est-ce que la consommation des ménages ?
Selon la Banque mondiale, le revenu des ménages peut être défini de manière générale comme « les revenus tirés d'activités productives et des transferts courants », autrement dit les ressources permettant aux personnes d'acheter des biens et des services. À l'inverse, la consommation des ménages correspond à la somme des ressources dépensées pour acquérir ces biens et services.
La Banque mondiale distingue par ailleurs la consommation des ménages des dépenses des ménages. Ces dernières englobent toutes les transactions non monétaires qui constituent néanmoins une forme de consommation. De plus, l'achat d'un bien ou d'un service ne signifie pas qu'il soit consommé immédiatement : l'une des missions de ceux qui mesurent la consommation des ménages consiste précisément à estimer la valeur des biens au moment où ils sont réellement consommés, plutôt qu'au moment de leur achat.
Les difficultés de mesure
Comme le souligne l'Agence européenne pour l'environnement, « comprendre les schémas de consommation des ménages revient à comprendre le comportement humain ». Nous vivons dans un monde de plus en plus globalisé, ce qui se traduit notamment par un accès accru à une grande variété de biens de consommation.
L'Agence européenne pour l'environnement cite également plusieurs facteurs qui compliquent l'établissement de mesures précises : les percées technologiques, la réduction de la taille des ménages, le vieillissement des populations et l'intensification de la mobilité internationale.
Comment mesurer la consommation des ménages
D'après l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), toute mesure de la consommation des ménages doit exclure la consommation du secteur public ainsi que les achats immédiats de biens et services effectués par le secteur privé, afin de se concentrer uniquement sur les dépenses des ménages.
Une telle mesure doit inclure l'ensemble des dépenses en biens et services sur le marché financier, mais aussi les transactions réalisées hors des marchés financiers, comme les échanges entre membres d'une même famille ou la consommation directe de ressources provenant de l'environnement.
Vers une consommation durable
La consommation des ménages est devenue un enjeu majeur dans le contexte de la durabilité et de l'impact environnemental. L'Agence européenne pour l'environnement souligne que les économies permises par les avancées technologiques rendant la production industrielle plus efficace ont été compensées par l'augmentation de la disponibilité et de la consommation d'une gamme plus diversifiée de produits.
De même, comme la consommation directe de ressources naturelles n'implique aucune transaction monétaire, les occupants d'un logement peuvent surexploiter ces ressources. Face aux nombreuses conséquences négatives d'une consommation non durable — faillites personnelles, mauvaise gestion financière à grande échelle, dommages environnementaux —, de nombreux organismes chargés de mesurer la consommation des ménages promeuvent une consommation durable.
Celle-ci est définie par le ministère norvégien de l'Environnement comme « l'utilisation de biens et de services répondant aux besoins fondamentaux et apportant une meilleure qualité de vie, tout en réduisant au minimum l'utilisation des ressources naturelles, des matériaux toxiques ainsi que les émissions de déchets et de polluants sur l'ensemble du cycle de vie, afin de ne pas compromettre les besoins des générations futures ».
Source : https://jardin.98905.com/housekeeping/home-organizing/1007084940.html
