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Placoplâtre corrosif : origine, risques sur la santé et solutions

Le placoplâtre contaminé est arrivé aux États-Unis en provenance de Chine au début du XXIe siècle et a été installé dans environ 6 000 habitations. Baptisé « placoplâtre corrosif » (ou CDW, pour corrosive drywall), ce produit a suscité de nombreuses plaintes de la part des consommateurs, incitant la Commission américaine de sécurité des produits de consommation (CPSC) à ouvrir une enquête. Celle-ci a rendu public son rapport final sur le sujet en septembre 2011.

Les effets sur la santé

Le placoplâtre corrosif a causé plusieurs désagréments aux propriétaires concernés. Certaines personnes se sont plaintes de problèmes de santé qu'elles attribuaient au CDW : démangeaisons des yeux et de la peau, toux persistante, maux de tête et troubles sinusaux. De nombreuses victimes ont également constaté que leurs symptômes s'atténuaient dès qu'elles quittaient leur domicile. Selon la CPSC, le placoplâtre émettait des gaz soufrés qui, combinés à d'autres conditions présentes dans l'habitat, auraient pu provoquer ces manifestations.

La corrosion des installations

Certains propriétaires ont observé que des composants de leur maison, notamment les câblages électriques, semblaient se corroder après la pose du placoplâtre. Les études menées à la demande de la CPSC ont mis en évidence une corrosion limitée sur certains câblages, sans que celle-ci n'atteigne des niveaux dangereux. La commission recommande néanmoins aux propriétaires de remplacer divers composants électriques, tels que les interrupteurs, les prises de courant et les disjoncteurs.

Le retrait du placoplâtre contaminé

D'après la CPSC, seul le retrait intégral du placoplâtre contaminé permet de résoudre définitivement le problème des émissions. Non seulement tout le placoplâtre doit être retiré de la maison, mais les ouvriers doivent également évacuer toute la poussière issue de la démolition avant d'entamer les travaux de réparation. Certaines habitations peuvent contenir du placoplâtre corrosif dans certaines pièces et du placoplâtre sain ailleurs. Étant donné la difficulté d'identifier individuellement les panneaux défectueux, la CPSC préconise de démontrer l'intégralité du placoplâtre présent dans le logement.

La question de la traçabilité

N'ayant pas pu établir de manière irréfutable que le placoplâtre était à l'origine des problèmes de santé signalés ni de la corrosion des métaux, la CPSC n'a pas été en mesure d'engager de poursuites judiciaires contre les distributeurs chinois. La commission a donc contacté les principaux acteurs du secteur afin de recommander que chaque panneau de placoplâtre comporte une étiquette de traçabilité identifiant son fabricant, ce qui faciliterait l'identification des lots problématiques. À la date d'octobre 2011, cette question de l'étiquetage demeurait toutefois sans solution.


Source : https://jardin.98905.com/home-repair-maintenance/wall-repairs/1007078538.html
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