Les progrès réalisés dans la formulation des mastics à base de polyuréthane et de silicate ont considérablement simplifié la réparation des fondations. Deux grandes méthodes de pulvérisation existent aujourd'hui : le scellant de surface à base de silicate de sodium, qui traite et renforce l'ensemble du mur sans toutefois combler les fissures profondes, et la mousse de polyuréthane injectée directement dans les fissures, qui se dilate au contact de l'air pour boucher les cavités importantes. Dans les deux cas, ces techniques restent accessibles aux particuliers bricoleurs, sans qu'il soit nécessaire de faire appel à une main-d'œuvre spécialisée.
Le scellant au silicate de sodium
Ce scellant est principalement composé d'un mélange de silicate de sodium et d'eau. Il réagit au contact des pores du ciment : dès son application, le produit se dilate pour remplir toutes les microfissures et interstices du béton, aussi infimes soient-ils. Résultat : un béton nettement plus dense et plus résistant. Attention toutefois, ce traitement ne rend pas le mur totalement étanche à l'eau ni imperméable aux infiltrations de radon.
Mode d'application
Le scellant au silicate s'applique sur le mur de fondation en béton à l'aide d'un pulvérisateur basse pression, n'excédant pas 2,8 bars (environ 40 psi). Un bidon standard de 19 litres (5 gallons) couvre environ 46 m² de ciment très poreux. Le béton coulé, généralement moins poreux que les parpaings, n'exige que la moitié de cette quantité pour la même surface. Comptez habituellement trois ou quatre couches pour un mur en parpaings, et deux ou trois pour du béton coulé.
Gardez à l'esprit que ce traitement n'est pas conçu pour combler les grosses fissures — celles de 5 cm ou plus — mais uniquement pour sceller et consolider le mur. Une fois appliqué, le béton gagne environ 20 % de résistance supplémentaire, selon sa densité initiale.
L'injection de mousse de polyuréthane
Le remplissage au polyuréthane s'injecte directement dans la fissure. Ce procédé peut servir dans un premier temps à boucher les fissures importantes, avant d'appliquer ensuite le scellant au silicate par-dessus pour renforcer davantage l'ensemble. Il s'agit d'une mousse de polyuréthane qui, au contact de l'air, se met à mousser et vient remplir chaque recoin du ciment endommagé.
Avant l'injection, une pâte d'étanchéité doit être appliquée sur la fissure afin de contenir la mousse. Une fois durcie, celle-ci atteint une résistance équivalente à celle du béton qu'elle remplace et adhère instantanément à celui-ci.
Applications et usages combinés
Ces deux produits sont destinés à la réparation et s'appliquent tous deux par pulvérisation ou injection. La mousse de polyuréthane agit de façon très localisée : elle est poussée au cœur de la cavité. Le spray au silicate, lui, s'applique en couche large sur toute la surface poreuse du béton. Une fois pulvérisé, le mur n'est plus poreux : tous les pores du béton — y compris les poches d'air internes situées jusqu'à 10 cm de profondeur dans le mur — se retrouvent entièrement comblés par le produit.
La priorité consiste à traiter d'abord les fissures, puis l'ensemble du mur. L'application du spray au silicate viendra ensuite colmater les éventuels espaces que l'injection de polyuréthane aurait pu laisser échapper. Employés ensemble, ces deux produits permettent de résoudre tous les problèmes de fissuration d'un mur en béton et de consolider toute la structure. Dans les deux cas, l'apport du matériau est permanent : il fusionne totalement avec le ciment, devenant en quelque sorte partie intégrante de celui-ci. La combinaison des deux traitements aboutit ainsi à un mur plus solide qu'à l'origine.
Source : https://jardin.98905.com/home-repair-maintenance/wall-repairs/1007014996.html
