Les compagnies d'assurance classent les dommages causés aux toits par les intempéries parmi les sinistres les plus fréquemment déclarés. C'est pourquoi elles emploient des experts en sinistres spécialement formés pour accompagner les propriétaires tout au long du processus de réclamation.
Reconnaître les dommages
Dommages causés par la grêle
Les impacts de grêle se manifestent sous forme de taches décolorées, souvent de forme ovale et légèrement creusées. Ces marques ne se limitent pas aux bardeaux : elles sont également visibles sur les évents métalliques, les gouttières, et fréquemment sur les soffites ainsi que le revêtement extérieur de la maison.
Dommages causés par le vent
Des bardeaux manquants constituent la preuve la plus simple et la plus convaincante de dommages éoliens. Toutefois, même en leur absence, il reste possible de démontrer la nécessité de réparations : lorsqu'un bardeau se soulève et entraîne avec lui quatre ou cinq bardeaux voisins, cela indique que le vent a soulevé cette zone et rompu son adhérence avec la structure du toit.
Ouvrir une réclamation
Lorsque vous contactez votre assureur, celui-ci voudra connaître la date à laquelle le dommage s'est produit ainsi que la nature précise des dégâts. En règle générale, il accepte de rembourser les dommages survenus jusqu'à deux ans après l'incident.
D'autres questions vous seront posées : l'âge de la maison, la durée pendant laquelle vous en êtes propriétaire, vos éventuelles réclamations antérieures et la superficie du logement. Une fois ces informations recueillies, l'assureur vous attribuera un numéro de réclamation et fixera un rendez-vous avec un expert en sinistres.
L'inspection du toit
L'expert effectuera une inspection complète du toit. Concernant la grêle, il faut généralement compter huit à dix impacts distincts dans une section de 100 pieds carrés (environ 9 m²) pour que le dommage soit reconnu. Il recherchera également les traces de dommages causés par le vent.
Les trois scénarios possibles
Aucun dommage constaté : aucune pénalité n'est appliquée au propriétaire. L'assureur considère qu'il protège simplement ses intérêts sans intention de fraude. À ce stade, le propriétaire peut faire appel et demander la visite d'un nouvel expert.
Dommages partiels : l'assureur peut émettre un chèque couvrant un pourcentage des dégâts. Ici encore, le propriétaire a le droit de contester cette décision et de demander une révision du dossier.
Dommages totaux : l'assureur prend alors en charge le coût d'un nouveau toit ainsi que les autres dommages liés.
Le premier chèque d'indemnisation
En cas de dommages totaux, l'assureur émet généralement un chèque initial correspondant à environ 30 à 40 % du coût qu'il estime juste pour un nouveau toit. Ce versement peut être effectué le jour même ou prendre quelques jours, selon les politiques internes de chaque compagnie.
Choisir un couvreur
Muni de ce premier chèque, le propriétaire peut désormais rechercher une entreprise de couverture acceptant de réaliser les travaux pour un montant équivalent à l'indemnité versée.
La procédure habituelle consiste à verser à l'entreprise de couverture un montant égal au premier chèque au moment de la signature du contrat. Cela lui permet de financer à l'avance les matériaux et la main-d'œuvre nécessaires.
Régularisation du solde
Une fois les travaux achevés et certifiés auprès de l'assureur par l'entreprise de couverture, celle-ci peut mandater son propre inspecteur pour vérifier la qualité de la réfection.
L'assureur émettra ensuite un chèque correspondant au solde restant, déduction faite de la franchise éventuelle, accompagné de tout versement complémentaire. Ce montant servira à régler le solde dû à l'entreprise de couverture.
Source : https://jardin.98905.com/home-repair-maintenance/storm-damage/1007014644.html
