Exposée en permanence aux intempéries sur le toit ou la façade extérieure d'un bâtiment, une cheminée subit des agressions considérables. Le vent, la neige, la pluie, ainsi que les variations de température entre chaleur et gel contribuent à la détérioration progressive de ses matériaux. Avec le temps, le mortier se dessèche et s'effrite, tandis que les briques s'usent. Une brique neuve résiste bien à ces contraintes, car l'humidité qu'elle absorbe s'évapore rapidement. En revanche, une brique sèche, friable et « morte » est le signe qu'il est peut-être temps de réparer ou de remplacer votre cheminée.
Comprendre les cheminées anciennes
Les cheminées de nombreuses maisons anciennes n'étaient souvent pas munies de tubage, ce qui exposait directement les briques aux émissions du poêle ou de la cheminée à foyer, ainsi qu'à la chaleur intense dégagée par un feu de bois. Le temps a également fait son œuvre : les briques ont absorbé l'humidité, et les cycles répétés de chauffage et de refroidissement ont progressivement détruit le mortier qui les liait.
Les briques subissent aussi un phénomène appelé éclatement (ou spalling) : l'érosion graduelle de leur surface extérieure. Exposées en permanence à la pluie, elles finissent par être saturées d'eau ; en séchant, elles développent fissures et éclats, perdant ainsi leur capacité à supporter le poids des briques et du mortier environnants.
Reconnaître une brique morte
Bien que les briques soient conçues pour durer de nombreuses années, les conditions extérieures raccourcissent souvent leur durée de vie jusqu'à ce qu'elles ne remplissent plus leur rôle porteur dans la structure de la cheminée. Une brique morte s'effrite facilement et n'adhère plus au mortier, créant de larges interstices qui rendent la cheminée dangereuse à utiliser.
La brique morte se desserre et se détache du mortier environnant ; elle peut tomber lors de vents violents ou de fortes pluies. Ces briques manquantes laissent des ouvertures par lesquelles s'infiltraient davantage de pluie et de neige, perturbant aussi l'évacuation de la fumée provenant du feu de bois. De plus, les fragments de briques et de mortier qui s'effritent peuvent s'accumuler au pied de la cheminée et, à terme, obstruer l'ouverture du conduit reliant le foyer ou le poêle à bois.
Réparation ou remplacement
Lorsque les dommages restent modérés, un rejointoiement permet de sauver la cheminée. Cette opération consiste à retirer la brique morte ainsi que le maximum de vieux mortier friable de l'ouverture, puis à poser une brique neuve et à appliquer du mortier frais sur toutes ses faces afin de la rattacher solidement aux briques existantes. Le rejointoiement est efficace si les matériaux environnants sont encore relativement sains. En revanche, une cheminée gravement endommagée devra probablement être entièrement reconstruite.
Points importants à considérer
Les cheminées offrent également un abri aux oiseaux, chauves-souris et autres animaux qui y nichent. Les débris provenant des arbres voisins, notamment les graines transportées par le vent, peuvent aussi obstruer le conduit — certaines plantes prennent même racine dans les vieilles briques mortes, y creusant des fissures en grandissant. Il faut alors retirer les briques abîmées, les remplacer par des neuves et élaguer les arbres responsables du problème.
Les interstices causés par les briques qui s'effritent présentent des risques sérieux : ils peuvent laisser s'échapper des gaz toxiques dans le bâtiment et permettre aux braises incandescentes de sortir, créant un réel danger d'incendie. Enfin, des briques descellées risquent de tomber de la cheminée et de causer des dégâts matériels ou des blessures corporelles. Une inspection régulière de votre cheminée reste donc essentielle pour garantir la sécurité de votre habitation.
Source : https://jardin.98905.com/home-repair-maintenance/heating-cooling-repair/1007072791.html
