L'eau stocke la chaleur mieux que l'asphalte, le polyuréthane, la céramique, le béton ou les métaux. C'est pourquoi, lorsqu'une toiture présentant des fuites se refroidit, les zones humides situées sous la surface apparaissent sous forme de points chauds sur les images captées par les caméras thermiques infrarouges.
La norme ASTM C-1153 : la référence internationale
La norme ASTM C-1153 constitue le standard international en matière d'inspection thermographique des toitures. Élaborée à une époque où ces contrôles étaient réalisés exclusivement de nuit, elle demeure pleinement applicable aujourd'hui : les progrès de la technologie infrarouge permettent désormais d'examiner les toits en plein jour.
Origine et objectif de la norme
L'infrarouge a été utilisé pour la première fois afin de tester des toitures dans les années 1960. L'American Society for Testing and Materials, organisme chargé d'établir les normes internationales relatives aux matériaux de construction, a formulé la norme ASTM C-1153 dans les années 1980. Cette organisation porte aujourd'hui le nom d'ASTM International. La norme définit les conditions minimales indispensables à la réalisation d'un diagnostic précis et fiable.
Les conditions requises par la norme ASTM C-1153
- La toiture ne doit présenter aucune eau stagnante, et il ne doit pas avoir plu durant les deux jours précédant l'inspection.
- Le vent doit souffler à moins de 24 km/h (15 mph) et la température extérieure doit être supérieure à 10 °C (50 °F).
- Pour une inspection réalisée en journée, la toiture ne doit être exposée à aucun rayonnement solaire direct, et un écart d'environ 10 °C (18 °F) doit exister entre l'intérieur et l'extérieur du bâtiment.
Facteurs complémentaires à prendre en compte
Le RCI, association internationale regroupant architectes, ingénieurs et consultants spécialisés dans la conception des murs extérieurs et des toitures, identifie plusieurs éléments supplémentaires susceptibles d'influencer la qualité des résultats :
- Les mesures sont plus précises lorsque le dessous du support de toiture est revêtu, peint ou ignifugé ;
- Un support en acier nu produit, à l'inverse, les résultats les moins satisfaisants ;
- Lorsque les membranes d'étanchéité sont fixées par des lests — galets de rivière ou dalles en béton — trop lourds, une inspection infrarouge réussie devient très improbable ;
- Dans le cadre d'une inspection diurne, le dessous de la toiture doit être directement visible depuis l'intérieur du bâtiment.
Influence du type de toiture et de l'isolant
Le soleil réchauffe la toiture et l'eau infiltrée sous celle-ci à des rythmes différents. Selon le RCI, l'écart de température lié aux infiltrations est plus prononcé sur les toitures dites « en caoutchouc » que sur celles recouvertes de bitume. Le bitume, également appelé asphalte, est obtenu par distillation du pétrole. Les toitures en caoutchouc comprennent notamment les bitumes modifiés avec de l'éthylène-propylène-diène-monomère (EPDM), du styrène-butadiène ou du polypropylène atactique.
Enfin, l'isolant en fibre de verre imbibé d'eau révèle des différences de température plus rapidement, mais pendant une durée plus courte, que les autres types d'isolants.
Source : https://jardin.98905.com/home-repair-maintenance/exterior-home-repair/1007069759.html
