Les mauvaises herbes peuvent facilement envahir une pelouse, qu'elle vienne d'être semée ou qu'elle soit déjà bien établie. Dans le Pacifique Nord-Ouest, les hivers pluvieux et les étés secs créent des conditions idéales pour une grande variété d'adventices particulièrement adaptables. La première étape d'une lutte efficace consiste à identifier avec précision les espèces les plus persistantes, afin de comprendre leur cycle de vie et leur mode de croissance. Si les herbicides sélectifs anti-dicotylédones sont couramment employés, connaître les mauvaises herbes présentes et leur comportement vous permettra de prendre des décisions plus éclairées — et donc d'améliorer durablement la santé et l'apparence de votre gazon tout en maîtrisant les espèces problématiques.
Les cinq adventices les plus courantes
Le pissenlit (Taraxacum officinale)
Avec ses fleurs jaunes éclatantes, le pissenlit est un familier des pelouses partout aux États-Unis. Cette vivace à racine profonde, reconnaissable à ses feuilles dentelées, affectionne les emplacements ensoleillés et produit des graines du printemps jusqu'aux premières gelées. Attention : si son épaisse racine n'est pas entièrement extraite du sol, elle repoussera systématiquement. Pour les populations modérées, l'arrachage manuel suffit généralement, idéalement complété par une tonte au moment de la floraison afin d'éviter la dispersion des graines.
Le plantain (Plantago major et Plantago lanceolata)
Le grand plantain (Plantago major) et le plantain lancéolé (Plantago lanceolata) sont des vivaces dotées de racines fibreuses et de feuilles coriaces disposées en rosette. Leurs feuilles présentent des nervures parallèles bien marquées, et leurs épis floraux s'épanouissent de mai à septembre. Le plantain se propage à la fois en touffes et par dispersion des graines. L'arrachage manuel, associé à une tonte régulière, suffit souvent à en limiter l'expansion.
Le trèfle (Trifolium sp.)
Membre de la famille des légumineuses, le trèfle a la particularité de fixer l'azote atmosphérique, ce qui lui permet de prospérer dans les pelouses insuffisamment fertilisées. Il pousse ras, ce qui le rend résistant à la tonte, préfère les sols légèrement humides et produit des fleurs en pompons blancs ou roses de mai à novembre. Il se reproduit par graines, mais aussi par ses stolons, formant des peuplements denses qui finissent par étouffer le gazon. Beaucoup de propriétaires tolèrent volontiers le trèfle en raison de son apport en azote au sol ; toutefois, un programme de fertilisation régulier, riche en azote, peut contribuer à le décourager.
La mousse
À l'ouest des montagnes Cascades, la mousse devient une véritable adversaire du gazon : les dégâts causés par la sécheresse estivale y créent des zones dégarnies, un terrain idéal pour son développement durant les doux mois d'hiver. Une herbe laissée trop haute ou un sol compacté offrent également des conditions propices à sa prolifération. La mousse se reproduit par dispersion des spores ou en se fragmentant, ses morceaux étant transportés par le vent, l'eau ou le passage des personnes. Concurrente médiocre, elle peut être combattue efficacement en maintenant un gazon bien fertilisé et correctement arrosé pendant sa période de croissance active.
Le pâturin annuel (Poa annua)
Le pâturin annuel germe à la fin de l'automne et croît rapidement pendant les hivers doux à l'ouest des Cascades. Se développant plus vite que les graminées recherchées, comme le pâturin des prés et les fétuques, il les supplante avant de mourir, laissant derrière lui des plaques dénudées dans la pelouse. Un programme de fertilisation rigoureux, combiné à des arrosages profonds mais espacés, favorise l'installation des graminées souhaitées, mieux armées pour concurrencer cette adventice vigoureuse.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/pests-weeds-problems/1007048480.html
