Les mauvaises herbes se disputent avec le gazon les ressources essentielles : lumière du soleil, eau et nutriments du sol. Lorsqu'elles prennent le dessus, la pelouse devient clairsemée, négligée et peu accueillante. C'est pourquoi l'entretien de la pelouse et le désherbage vont toujours de pair au sein d'un programme global d'entretien. Par ailleurs, les épisodes de sécheresse touchant de nombreuses régions incitent aujourd'hui les jardiniers à réduire leurs surfaces engazonnées et à intégrer des graminées indigènes dans leurs aménagements paysagers.
Mauvaises herbes annuelles
Les mauvaises herbes annuelles d'hiver et d'été — comme l'euphorbe, la renouée, le mouron des oiseaux, la digitaire et les sétaires — poussent, fleurissent et produisent leurs graines en une seule saison. Le meilleur objectif d'entretien consiste donc à les empêcher de disséminer leurs graines.
L'herbicide pré-levée à base de gluten de maïs s'avère efficace contre ces adventices annuelles. Appliquez-le au début du printemps afin d'empêcher la germination des graines. Une tonte haute réduit également leur développement et bloque la production de graines : elle préserve les collets du gazon tout en coupant le sommet des mauvaises herbes, là où se situe leur point de croissance. Évitez enfin de fertiliser abondamment au printemps, période où nombre d'annuelles démarrent leur cycle de croissance.
Mauvaises herbes vivaces
Le pissenlit, le chiendent, le trèfle, le chardon des champs, le souchet jaune et les plantains sont des vivaces qui reviennent chaque année grâce à un collet et un système racinaire qui se propagent par rhizomes souterrains ou par graines. Les rhizomes bulbeux se multiplient en prenant racine à nouveau.
Au début du printemps, coupez un maximum de racine de pissenlit et renouvelez l'opération dès l'apparition de nouvelles pousses ; la plante finira par cesser d'émettre de nouvelles feuilles. Pour les zones envahies par des vivaces, les traitements localisés à base d'herbicides de type glyphosate constituent une solution efficace.
Nourrir le sol
Le gazon consomme beaucoup d'azote. Laisser les tontes sur place constitue ainsi une excellente source de cet élément nutritif. Pour croître en bonne santé, la pelouse a besoin de 17 nutriments issus du sol. Un compost mûr incorporé à l'automne libère progressivement ses éléments nutritifs pendant l'hiver. Les micro-organismes présents dans le compost mûr, qu'il soit fait maison ou commercial, sont à l'origine de ces 17 nutriments essentiels. Plus le sol et le gazon sont sains, moins les mauvaises herbes s'installent.
Techniques d'arrosage
Arrosez profondément mais rarement. Ainsi irrigué une fois par semaine ou moins, le gazon développe des racines plus longues que celles des mauvaises herbes. À l'inverse, des arrosages fréquents et superficiels, comme le pratiquent souvent les systèmes d'arrosage automatique, favorisent la prolifération des adventices.
Les graminées indigènes, comme la bouteloue d'Amérique et la bouteloue gracieuse, présentent un feuillage plus dense que le traditionnel chiendent pied-de-poule et étouffent plus efficacement les mauvaises herbes. Leur entretien exige en outre des tontes et des arrosages moins fréquents.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/growing-grass/1007043094.html
