Maintenir une pelouse saine, dotée d'un gazon vigoureux et dense, représente un véritable défi. Les mauvaises herbes prospèrent même dans des conditions loin d'être idéales et peuvent rapidement envahir une pelouse qui n'est pas surveillée attentivement. Si l'arrachage manuel reste envisageable dans les petits jardins, il devient irréaliste sur de grandes surfaces ; et dès qu'une seule mauvaise herbe passe inaperçue, la bataille peut être rapidement perdue.
La clé d'une belle pelouse réside donc dans la création de conditions optimales pour la croissance du gazon, afin que les mauvaises herbes n'aient aucune place pour s'installer. Voici les quatre leviers essentiels pour y parvenir.
Choisir un gazon adapté
Toutes les variétés de gazon ne se valent pas : chacune possède sa propre capacité à tolérer l'usure, les températures extrêmes, l'ombre ou la sécheresse. Une pelouse doit être semée avec des graminées reconnues pour bien pousser dans votre région ; un gazon planté en dehors de sa zone d'adaptation s'affaiblit rapidement et devient une proie facile pour les invasions de mauvaises herbes.
Si votre pelouse actuelle est composée d'une espèce qui peine à se développer, il peut être judicieux de la resemer avec une variété plus résistante, voire de tout recommencer à zéro afin d'éliminer à la fois les mauvaises herbes et le gazon inadapté.
Irrigation
Un arrosage inapproprié affaiblit le gazon et ouvre la voie aux mauvaises herbes. Le souchet, le pâturin annuel, le digitaire et le pied-de-coq figurent parmi les espèces qui prospèrent dans les pelouses mal irriguées.
Pour éviter ce problème, arrosez uniformément à l'aide d'un sprinkler en bon état de fonctionnement. Privilégiez des arrosages profonds mais peu fréquents : il est recommandé de laisser sécher les 2 à 5 premiers centimètres de sol entre deux apports d'eau. À l'inverse, des arrosages légers et fréquents favorisent un enracinement superficiel, ce qui donne un net avantage aux mauvaises herbes — notamment au digitaire — qui adorent ce type d'humidité.
Aération
Le piétinement intensif compacte le sol et entrave la circulation de l'eau, des nutriments et de l'oxygène vers les racines du gazon. Une épaisse couche de feutre — cette matière organique constituée de résidus de tonte qui s'accumule entre les brins d'herbe — provoque les mêmes désagréments : croissance ralentie et vulnérabilité accrue face aux mauvaises herbes.
Aérez le sol plusieurs fois par an pendant la saison de croissance si celui-ci est argileux ou soumis à un fort trafic piétonnier ou mécanique. Les pelouses moins sollicitées, ou installées sur des sols plus meubles, n'exigent généralement qu'une seule aération annuelle.
L'aération consiste à perforer des trous ou à prélever de petites carottes de terre à l'aide d'un outil spécifique. Cette opération permet à l'oxygène, à l'eau et aux nutriments de pénétrer directement dans le sol jusqu'aux racines du gazon.
Herbicides
Les herbicides se divisent en deux grandes catégories : les produits pré-émergents, qui détruisent les mauvaises herbes avant même leur apparition, et les produits post-émergents, qui les éliminent une fois sorties de terre.
Il est essentiel d'identifier précisément le type de mauvaise herbe à combattre : certaines espèces réagissent mieux à un traitement appliqué à l'automne, tandis que d'autres doivent être traitées au printemps ou au début de l'été. Gardez également à l'esprit que les herbicides post-émergents n'empêchent pas la germination des graines : ils agissent uniquement par contact direct sur les plants existants.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/lawn-basics/1007044003.html
