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Renouée du Japon : nom scientifique et classification botanique

La renouée du Japon (Polygonum cuspidatum), aujourd'hui également classée sous les noms Reynoutria japonica ou Fallopia japonica, n'est pas une plante que vous souhaitez voir s'installer dans votre jardin. Et si elle y est déjà présente, vous aurez fort à faire pour vous en débarrasser. Membre de la famille du sarrasin, elle est loin d'être aussi utile ou docile que ce dernier. Dans les zones de rusticité 6 à 9 de l'USDA (département américain de l'Agriculture), elle se montre parfaitement rustique et pousse bien mieux que ce que la plupart des jardiniers désireraient.

L'ordre des Caryophyllales

L'ordre des Caryophyllales, auquel appartient la renouée du Japon, regroupe environ 12 500 espèces végétales réparties en 26 familles. Il s'agit d'un ensemble très diversifié de plantes à fleurs comprenant des succulentes, des cactus et des plantes carnivores, ainsi que des plantes comestibles telles que la rhubarbe, la betterave et l'épinard.

Une caractéristique distinctive des Caryophyllales réside dans la formation de leurs graines : celles-ci sont rattachées soit à la base du fruit, soit à un pilier central situé à l'intérieur de celui-ci.

La famille des Polygonacées, ou famille du sarrasin

La famille à laquelle appartient la renouée du Japon, les Polygonacées (Polygonaceae), est souvent appelée famille du sarrasin, car le genre Eriogonum, celui des sarrasins sauvages, en constitue le groupe le plus important. L'ensemble de la famille compte environ 1 100 espèces réparties en 43 genres.

Le nom de la famille, dont la traduction du latin évoque « nombreux genoux », fait référence aux nœuds gonflés qui parsèment les tiges de ces plantes, une caractéristique partagée par bon nombre d'entre elles. Elles produisent également, en général, une profusion de petites fleurs réunies en grappes ou disposées en épis floraux. Parmi les autres représentants notables de cette famille figurent la rhubarbe et l'oseille.

Les renouées et les persicaires

Le genre Polygonum est l'ensemble d'espèces qui a donné son nom à la famille des Polygonacées, car ses membres présentent tout particulièrement des nœuds de tige prononcés. Ces plantes poussent vite et se propagent aisément, ce qui explique pourquoi le terme « renouée » apparaît dans le nom de nombreuses espèces du genre, dont certaines sont communément appelées persicaires.

Les plantes de ce genre affectionnent les sols humides, mais elles tolèrent les terrains plus secs lorsqu'elles bénéficient d'un peu d'ombre. De même, elles préfèrent le plein soleil, même si elles peuvent tout à fait prospérer — de façon heureusement moins envahissante — à mi-ombre.

La renouée du Japon : une espèce particulièrement invasive

La renouée du Japon est l'une des espèces les plus problématiques du genre. Elle produit de grandes tiges creuses pouvant atteindre 2 à 3 mètres de hauteur, ce qui lui vaut parfois le surnom de « bambou japonais », ses tiges hautes et articulées rappelant effectivement celles du bambou.

Ces tiges émergent de rhizomes souterrains capables de s'étendre jusqu'à 9 ou 10 mètres autour de la plante mère. Lorsque ces rhizomes sont coupés ou fragmentés, de nouvelles colonies peuvent germer à partir de simples petits morceaux déplacés involontairement par les jardiniers ou transportés par l'eau courante.

Cette capacité de propagation extraordinaire rend son contrôle extrêmement difficile : la renouée du Japon est d'ailleurs classée comme organisme nuisible dans de nombreux États américains, et elle figure parmi les espèces exotiques envahissantes les plus redoutées en Europe.


Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/pests-weeds-problems/1007048405.html
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