Briggs & Stratton a récemment équipé ses tondeuses à pousser de démarreurs électriques afin de simplifier une procédure de démarrage parfois exigeante. Les moteurs plus puissants, comme ceux des tondeuses autoportées, sont quant à eux dotés de démarreurs électriques depuis des décennies. Tous les démarreurs électriques partagent néanmoins certains principes de conception indispensables à l'engagement du volant moteur et à la mise en rotation du moteur.
Le carter du démarreur
Le carter du démarreur est essentiellement constitué d'un tube court et trapu. Des aimants sont fixés à la paroi intérieure du carter, et l'arbre du démarreur est suspendu entre ces aimants. Cet arbre est maintenu en place par des roulements situés dans les plaques d'extrémité du carter. L'une de ses extrémités traverse le capot situé du côté du volant moteur : c'est elle qui s'engage avec le volant et entraîne la rotation du moteur.
L'induit
À l'intérieur du carter, l'arbre du démarreur est enroulé de fils conducteurs : il forme alors ce qu'on appelle l'induit. Celui-ci est alimenté dès que la clé de contact est tournée sur la position « start », exactement comme dans une voiture. Une batterie au plomb de 12 volts fournit l'énergie nécessaire, ce qui perturbe les champs magnétiques présents dans le carter. La réaction qui en résulte met l'induit en rotation. Pendant qu'il tourne, l'induit maintient la connexion électrique grâce à des contacts, appelés « balais », qui frottent en permanence sur une partie de sa surface.
Le pignon d'entraînement
Lorsque l'arbre du démarreur se met à tourner, le pignon d'entraînement vient s'engager sur la couronne dentée du volant moteur et fait tourner le moteur. Une fois celui-ci démarré, la vitesse de la couronne dépasse très rapidement celle du pignon. Un embrayage unidirectionnel, également appelé « roue libre » ou sprag, permet alors au pignon de tourner à vide lorsqu'il est entraîné par la couronne du moteur. Les tensions de surface se relâchent et le pignon se rétracte grâce à l'action d'un ressort de rappel.
Les mécanismes d'engagement
Deux méthodes permettent au pignon d'entraînement de s'engager avec la couronne du volant moteur. La première exploite la force centrifuge générée par la vitesse de rotation de l'arbre : celle-ci « projette » le pignon vers l'avant, contre la pression du ressort de rappel. Le couple produit maintient les engrenages en prise jusqu'à ce que la vitesse du moteur dépasse celle du démarreur. La seconde méthode repose sur les solénoïdes, qui assurent l'engagement par induction électromagnétique : l'action mécanique déclenchée par l'alimentation du solénoïde pousse le pignon d'entraînement vers l'avant pour le mettre en contact avec la couronne.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/lawn-mowers/1007045649.html
