Sous l'ère élisabéthaine, le mobilier présent dans une demeure constituait un symbole important du statut social de son propriétaire. Les chaises élisabéthaines étaient conçues avec un soin tout particulier et n'ornaient généralement que les intérieurs des familles les plus fortunées. Bien qu'elles se déclinaient en plusieurs styles distincts, toutes partageaient un décor d'une grande richesse. Le confort n'était pas la préoccupation première de leurs artisans : ces pièces étaient avant tout destinées à mettre en valeur le savoir-faire exceptionnel de ceux qui les avaient créées.
La chaise de Glastonbury
La chaise de Glastonbury doit son nom à l'abbé de Glastonbury. Il s'agissait de l'équivalent, au XVIe siècle, de nos chaises pliantes en bois actuelles. Entièrement réalisée en bois, elle possédait une structure entièrement pliable, ce qui facilitait son rangement ainsi que son déplacement d'une pièce à l'autre. Certains modèles présentaient des accoudoirs inclinés, légèrement plus larges vers le bas, dont la forme coudée offrait un appui confortable pour les bras lorsque l'on était assis.
La chaise élisabéthaine assemblée (joined chair)
Ce modèle affichait une apparence plus massive et imposante. On le trouvait fréquemment aux deux extrémités d'une longue table de salle à manger, où prenaient place les chefs de famille. La chaise assemblée se caractérisait par un haut dossier orné de motifs sculptés variés. L'assise et la base étaient de forme carrée, tandis que les accoudoirs étaient inclinés. Elle comportait également un repose-pieds bas intégré, traversant toute la partie frontale de la base. Ces chaises étaient généralement fabriquées en chêne.
La chaise élisabéthaine en X
La chaise en X figurait parmi les modèles les plus confortables de cette époque. On la rencontrait le plus souvent dans les demeures de la noblesse. Construite en bois, elle était recouverte d'étoffes précieuses. Sa base était en bois et son assise rembourrée d'un épais coussin capitonné. Le dossier, de hauteur moyenne, était lui aussi garni de tissu. Cette chaise était presque toujours accompagnée d'un repose-pieds assorti, permettant d'allonger les jambes en position assise.
Les chaises tournées
Les chaises tournées étaient sans doute les moins confortables de l'ère élisabéthaine. Entièrement réalisées en bois, elles étaient plutôt courtes et compactes. Elles étaient façonnées à la main, en travaillant le bois sur un tour. Ces chaises ne possédaient que trois pieds et adoptaient une forme triangulaire. Le dossier se composait d'un grand barreau central flanqué de trois montants plus fins de chaque côté. Les accoudoirs, également formés de barreaux, s'inclinaient vers le bas, tandis que l'assise, étroite, épousait une forme triangulaire.
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