Qu'est-ce que la récupération des eaux de pluie ?
La récupération des eaux de pluie désigne l'ensemble des techniques permettant de collecter et de stocker l'eau de pluie. Celle-ci peut soit recharger les nappes phréatiques souterraines, soit être conservée en surface pour un usage ultérieur.
Cette pratique offre de nombreux avantages : elle réduit la pression exercée sur les réseaux d'eau publics, limite les inondations urbaines lors des fortes précipitations et diminue la consommation d'énergie. Elle est également particulièrement adaptée aux régions montagneuses ou accidentées faiblement peuplées, ainsi qu'aux zones côtières où l'intrusion d'eau salée menace les aquifères d'eau douce.
La collecte sur toiture
Le captage sur toiture constitue la méthode la plus simple et la plus répandue de récupération des eaux de pluie. L'eau s'écoule dans les gouttières, puis descend par une descente jusqu'à des récipients de collecte tels que des cuves ou des barils.
Tous les matériaux de couverture ne se valent pas : les tuiles, l'ardoise, la tôle galvanisée ondulée, l'aluminium et le chaume conviennent parfaitement à cet usage. En revanche, les toits métalliques peints et les toitures en bambou sont à proscrire, car ils transfèrent des impuretés dans l'eau. Certaines pousses de bambou sont en effet légèrement toxiques pour l'homme et les animaux : l'ingestion d'eau de pluie ayant ruisselé sur du bambou peut provoquer des irritations gastriques.
La collecte au sol
Les techniques de captage au sol consistent à retenir le flux d'eau provenant de petits ruisseaux et ruisselets pour l'orienter vers des bassins ou de petits réservoirs. Sur un terrain en pente, des tranchées de drainage peu profondes peuvent être creusées afin d'alimenter des bassins situés à différentes altitudes le long du versant.
Cette méthode présente toutefois certaines limites : des pertes d'eau peuvent survenir par infiltration dans le sol. Par ailleurs, le défrichement du sol ou de la végétation facilite l'écoulement, mais accroît le risque d'érosion en cas de fortes pluies.
Le stockage
L'eau de pluie collectée doit être entreposée dans des réservoirs protégés contre toute contamination humaine, animale ou chimique. Un couvercle est indispensable pour prévenir la prolifération d'algues et l'accumulation de moustiques. Les cuves destinées à l'eau potable doivent impérativement être équipées d'un couvercle hermétique.
Les réservoirs sont généralement fabriqués en ferrociment, un mélange de ciment et de sable renforcé par un treillis métallique. Dans les régions connaissant plusieurs mois de faible pluviométrie, en hiver comme en été, il est conseillé d'installer un réservoir domestique suffisamment grand pour couvrir les besoins du foyer pendant deux à trois semaines.
Le système d'acheminement
Le réseau d'acheminement assure le transfert de l'eau depuis la zone de captage jusqu'au réservoir de stockage. Au début des précipitations, la pluie entraîne saletés et débris dans ces canalisations, même lorsqu'elles sont soigneusement entretenues. Il est donc essentiel qu'un premier volume d'eau souillée soit dévié vers le sol ou vers les égouts, sans passer par le dispositif de stockage.
À mesure que la pluie se poursuit, l'eau devient plus propre et peut être stockée. Il faut également prévoir un trop-plein pour évacuer l'excédent d'eau du réservoir, afin qu'une éventuelle obstruction ne contamine pas la réserve. Enfin, toutes les canalisations devraient être en PVC : la pluie est légèrement acide en raison des oxydes de carbone et de soufre dissous, ce qui risquerait de corroder les tuyauteries métalliques.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/energy-efficient-homes/1007118780.html
