Les industries du béton et du bois débattent depuis des décennies des mérites respectifs de leurs fondations. Chacun présente des atouts : le bois est moins coûteux et offre une bonne isolation, tandis que le béton se distingue par sa solidité et sa longévité. Pour compenser sa durée de vie plus courte, l'industrie du bois a mis au point diverses méthodes de traitement.
Le traitement sous pression
Toutes les fondations en bois sont réalisées à partir de bois traité sous pression. Ce procédé consiste à injecter des conservateurs chimiques dans les fibres du bois afin de le renforcer et de prolonger considérablement sa durée de vie. Plusieurs options de traitement existent : le cuivre alcalin, l'arséniate de cuivre chromé et les borates de sodium. Certains composés de zinc sont également employés, d'autant plus que les composés arsenicaux sont progressivement abandonnés, car ils libèrent de l'arsenic dans le sol.
Pourquoi privilégier les bois tendres ?
Les bois tendres, comme le pin, sont particulièrement recherchés pour ce type de traitement. À l'inverse, le chêne, bois très dense, absorbe mal le cuivre et les autres produits chimiques utilisés. Cette caractéristique permet aux constructeurs d'exploiter des essences abondantes, traditionnellement délaissées dans la construction. Alors que l'érable et le chêne deviennent plus rares et plus onéreux, le traitement sous pression des essences disponibles en grande quantité constitue une façon efficace de valoriser les ressources forestières nationales.
Les avantages du béton
Le béton demeure le matériau le plus répandu pour les sous-sols. Il se décline principalement en deux styles : les blocs de béton assemblés à l'aide de barres d'acier et de mortier, ou le béton coulé, qui forme une structure monolithique et très résistante. Le bois traité sous pression dure longtemps, mais le béton peut durer bien davantage, souvent aussi longtemps que la maison elle-même. Dans les sols acides ou les environnements humides et agressifs, le bois s'avère plus vulnérable et bien moins imperméable que le béton. Depuis 2011, de nouveaux formats de blocs font leur apparition, notamment de grands blocs en plastique remplis de béton et assemblés comme des pièces de Lego.
Les risques environnementaux du bois traité
Selon l'Ecology Center, le bois traité sous pression présente une toxicité réelle pour l'environnement. Les différents composés de cuivre et de zinc peuvent facilement migrer vers le sol et les nappes phréatiques environnantes. Si les anciens composés arsenicaux restent les plus dangereux, de nombreux autres composés de cuivre et de zinc posent également problème : ces métaux peuvent, à terme, contaminer les terres, l'eau et les écosystèmes locaux. Bonne nouvelle toutefois : les avancées récentes, notamment le développement du cuivre alcalin quaternaire, offrent une alternative performante et nettement moins nocive pour l'environnement.
L'alternative prometteuse du béton mousse
L'industrie du béton a développé de nouvelles technologies capables de rivaliser avec les atouts du bois. Parmi elles figure le béton mousse, un mélange de mousse et de pâte de ciment. La mousse agit comme un scellant, conférant à la fondation des propriétés proches de celles d'un matériau fluide autonivelant. Résultat : un matériau plus durable et mieux isolant que le bois comme que les bétons classiques. Certes, le béton mousse reste relativement coûteux, mais certains fabricants, comme Foam Concrete Ltd. au Royaume-Uni, affirment qu'il dure pratiquement indéfiniment et qu'il est totalement insensible à l'eau, aux moisissures, aux champignons et aux insectes. Surtout, ce composé ne libère aucune substance dans le sol, ce qui dissipe les inquiétudes liées aux traitements chimiques du bois.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/building-materials-supplies/1007116083.html
