Le levage de béton désigne un ensemble de techniques partageant un même objectif : redresser une dalle de béton qui s'affaisse en comblant les vides situés sous celle-ci. Différents matériaux peuvent être utilisés pour soulever la dalle et remplir les cavités sous-jacentes, selon un processus globalement similaire.
Les bases du levage de béton
Les dalles flottantes en béton comprennent les trottoirs, les fondations sur radier, les planchers de garage, les rues et certaines structures de ponts. En raison des mouvements de sol, des dégâts causés par le gel ou du tassement naturel, ces dalles peuvent s'enfoncer, créant des risques de trébuchement et, dans les cas extrêmes, compromettant l'intégrité même de la structure.
Le mudjacking (injection de coulis) et le sandjacking (injection de sable) permettent d'éviter la démolition et le remplacement complet de la dalle. Ces procédés interviennent directement sur la dalle existante, ce qui représente une solution plus rapide et plus économique.
Le mudjacking : injection de coulis sous pression
Une dalle flottante qui s'affaisse, se penche ou se tasse est candidate au levage. Le procédé de mudjacking commence par le forage d'un trou d'environ 5 centimètres (2 pouces) de diamètre dans la dalle. Une pompe haute pression injecte ensuite du coulis — généralement un mélange de sable et de ciment — sous la dalle.
Cette injection comble tous les vides sous-jacents, puis soulève la structure jusqu'à sa position d'origine. Si le résultat est insuffisant, un nouveau trou est percé dans la zone qui n'a pas encore remonté, et l'opération est répétée. Dans certains cas, comme celui d'une fondation dallée inclinée, un produit chimique expansif est ajouté au coulis afin d'augmenter la force de soulèvement. À noter : les fondations profondes ne peuvent pas être redressées avec cette méthode.
Le sandjacking : injection de sable et de chaux
Le sandjacking, rarement utilisé dans les travaux résidentiels, constitue une alternative au mudjacking. Il convient particulièrement aux trottoirs et aux rues. Dans ce procédé, les ouvriers installent des vérins sous les bords de la dalle. Selon la taille de la structure à soulever, ces vérins sont actionnés manuellement ou reliés à des pompes hydrauliques.
Les travailleurs introduisent ensuite une buse d'injection puissante sous la dalle et pulvérisent un mélange de sable et de chaux afin de combler les vides et de soutenir la structure.
Comparaison des deux techniques
Le sandjacking offre l'avantage d'un soulèvement plus uniforme que le mudjacking, qui tend à créer une sorte de « pyramide » de matériau et donc un redressement irrégulier. Lorsque deux côtés de la dalle sont accessibles, le sandjacking ne nécessite aucun perçage du béton. En revanche, si la structure est fermée, les ouvriers doivent percer des trous et injecter le sable à l'air comprimé, de la même manière que le coulis est pompé lors du mudjacking.
Autre atout du sandjacking : il ne requiert aucun temps de séchage, ce qui réduit au minimum les risques de tassement après l'intervention. Le mudjacking conserve toutefois un avantage de taille : le choix parmi une gamme de produits chimiques capables de combler les vides plus efficacement et de gonfler, permettant ainsi de soulever la structure avec davantage de force qu'un simple coulis classique.
Source : https://jardin.98905.com/home-repair-maintenance/floor-repairs/1007070756.html
