Il existe une vieille comptine pour enfants qui raconte l'histoire d'un homme sage qui bâtit sa maison sur le roc : grâce à ce choix judicieux, sa demeure reste debout, même sous les pluies les plus violentes. À l'inverse, une maison édifiée sur un sol argileux subit les conséquences de l'eau retenue par l'argile, qui gonfle alors et provoque le déplacement, voire la fissuration, des fondations.
Dans le secteur de la construction, les techniques modernes permettent certes de corriger les problèmes posés par les sols argileux, mais il reste bien plus économique de bâtir sur un terrain naturellement adapté au soutien de structures. Voici les principaux types de sols favorables à la construction.
Le sable
Le sol sableux possède une texture granuleuse, car il est composé de petites particules de roches altérées par l'érosion. Il constitue un excellent support pour les constructions : il laisse l'eau s'écouler loin du chantier tout en restant stable, sans se déplacer. De plus, le sable peut être compacté afin de renforcer encore sa stabilité. Ses particules aux formes irrégulières s'accrochent les unes aux autres et se verrouillent naturellement en place. C'est pourquoi les constructeurs ajoutent souvent une couche de sable sous les fondations, puis la compactent soigneusement pour obtenir une assise plus fiable.
La roche-mère
La roche-mère, c'est-à-dire la couche de roche solide située sous une mince couche de terre végétale, représente une fondation idéale pour une maison. Imperméable au ruissellement de l'eau, elle ne change ni de forme ni de volume en présence d'humidité. Elle ne glisse pas et ne se tasse pas. Les habitations construites sur une roche-mère solide ne présentent ainsi aucune fissure liée au tassement, contrairement à celles édifiées sur des argiles expansives.
La craie
Le sol crayeux est un type de sol argileux formé de particules extrêmement fines de roches alcalines, telles que le calcaire. Contrairement à la plupart des argiles, il convient parfaitement à la construction : il ne retient pas l'humidité et ne gonfle ni ne se rétracte au fil des saisons, selon la présence ou l'absence d'eau.
La terre franche (loam)
Les terres franches, aussi appelées loams, sont des sols intermédiaires situés à mi-chemin entre le sable et l'argile. Ils se composent généralement d'un mélange de matière organique, de sable et d'argile. Les constructeurs les jugent acceptables pour bâtir : ils offrent de meilleures performances que l'argile, sans atteindre la qualité du sable. Toutefois, les terres franches contenant de gros débris végétaux non décomposés peuvent bouger lorsque cette végétation se décompose, même si elles restent insensibles aux variations d'eau. Pour éviter ce risque, les constructeurs consultent des cartes topographiques afin d'observer l'évolution du terrain et de détecter d'éventuels apports de végétation — arbres ou arbustes — enterrés par d'anciens propriétaires.
En résumé
Pour garantir la longévité d'un bâtiment, le choix du sol est déterminant. La roche-mère offre la meilleure stabilité, suivie du sable, puis de la craie et de la terre franche. L'argile expansive, quant à elle, reste le sol le plus problématique : gonflant et se rétractant avec l'humidité, elle exige des techniques coûteuses de stabilisation avant toute construction.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/architecture/1007032270.html
