À l'époque de la Renaissance, le jardin de fleurs constituait un élément essentiel et particulièrement utile de la maison. Les fleurs y étaient à la fois esthétiques et fonctionnelles : elles servaient d'aliments, de teintures et parfois même de remèdes médicinaux. L'agencement de ces jardins s'inspirait des styles grec et romain, et comportait généralement une forme d'enclos, tel qu'une clôture ou un muret.
Selon leur taille, ces jardins accueillaient souvent des arbustes en fleurs, des arbres, des treillis garnis de vignes grimpantes ainsi qu'une multitude de fleurs colorées. Certaines espèces florales étaient presque universelles à cette époque et se retrouvaient dans pratiquement tous les jardins. Voici les quatre fleurs les plus emblématiques de cette période.
Le souci (œillet d'Inde)
Les jardins de la Renaissance cultivaient fréquemment des soucis (Tagetes), en pleine terre comme en pot. Les feuilles et les pétales servaient couramment d'herbe aromatique en cuisine et soulageaient la douleur causée par les piqûres d'abeilles ou de guêpes. Faciles à cultiver et à multiplier, ces plantes s'adaptent à presque tous les types de sols.
Pour bien prospérer, elles doivent être plantées dans un espace bénéficiant d'un plein soleil et d'un sol modérément fertile. Leurs fleurs, orange ou jaunes, s'ouvrent au printemps, en été ou en automne selon la zone de plantation. Avec plus de 50 espèces recensées, les soucis offrent une grande variété de couleurs, de textures et d'allures générales. Chaque variété dégage un parfum agréable et conserve longtemps sa tenue en vase.
La marguerite
Les variétés de marguerites les plus répandues à la Renaissance étaient l'œil-de-bœuf et la gerbera, sans être toutefois les seules options disponibles. Ces fleurs apportaient de la couleur aux jardins, mais servaient également à parfumer soupes, thés et salades. Ajoutées au vin, elles constituaient aussi un remède traditionnel contre les ulcères.
Les marguerites regroupent un grand nombre d'espèces, dont la plupart se déclinent en plusieurs coloris éclatants et en différentes tailles. Elles doivent être plantées dans un endroit mi-ombragé ou en plein soleil, dans un sol bien drainé afin d'éviter toute stagnation d'eau néfaste à leurs racines.
La violette
La violette était omniprésente dans les jardins de la Renaissance en raison de son association symbolique avec la pureté, l'humilité et la Vierge Marie. C'était une fleur très polyvalente : ses pétales comestibles garnissaient les plats, entraient dans la composition de parfums et d'huiles parfumées.
Appréciée pour sa croissance relativement facile, son attrait esthétique et son fragrance délicate, la violette commune convient aussi bien comme couvre-sol que comme fleur plantée. Attention cependant : elle peut devenir envahissante si elle n'est pas entretenue régulièrement. Elle préfère les zones de lumière filtrée, mais tolère le plein soleil si le climat reste doux et si l'eau est abondante.
La rose
La rose était largement cultivée dans toute l'Europe pendant la Renaissance et ornait la plupart des jardins de l'époque. Seules quelques variétés de cette période ressemblaient aux cultivars modernes, et certaines étaient particulièrement prisées : la rose de Chine (thé), la rose de Damas et l'églantier.
Les pétales servaient à confectionner des parfums et étaient employés comme antidépresseur naturel, tandis que les fruits du rosier, appelés cynorrhodons, permettaient de préparer une infusion prévenant le scorbut. Ces fleurs sont assez rustiques, mais redoutent le froid intense, ce qui peut limiter leur zone de culture. Elles exigent un sol riche en nutriments et bien drainé pour éviter les problèmes sanitaires, ainsi qu'un arrosage régulier dont la fréquence varie selon la région de plantation.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/specialty-gardens/1007113664.html
