Durant la Renaissance, période qui s'étend du XIIIe au XVIIe siècle, l'éclairage reposait essentiellement sur les bougies. L'électricité n'ayant pas encore été découverte, les sources lumineuses demeuraient rudimentaires : certains luminaires fonctionnaient à l'huile de ricin, mais la grande majorité utilisait simplement la flamme des chandelles. Les appareils d'éclairage étaient souvent finement travaillés et richement ornés, ressemblant davantage à de véritables œuvres d'art qu'à de simples porte-bougies. Fidèle à son culte de la beauté et à ses mouvements artistiques, la Renaissance n'a fait aucune exception en matière d'éclairage, en particulier chez les familles aisées.
La bougie, source lumineuse incontournable
La bougie était au cœur de tous les luminaires tout au long de la période de la Renaissance. En l'absence d'électricité, même les lustres les plus élaborés s'illuminaient grâce à elle. Différents types de supports furent donc conçus pour accueillir les chandelles : certains d'une grande sobriété, d'autres magnifiquement décorés.
Des matériaux nobles et brillants
Les luminaires de la Renaissance étaient métalliques et étincelants. La plupart étaient fabriqués en laiton, en cuivre, en bronze ou en argent, soigneusement polis afin d'obtenir un éclat remarquable. Le fer forgé et la fonte étaient également employés. Certains modèles plus simples étaient réalisés en verre, matériau parfois utilisé comme protection décorative sur les lampes à huile. Les pièces les plus coûteuses étaient dorées, c'est-à-dire recouvertes d'une fine feuille ou d'une poudre d'or appliquée sur le métal. L'argent doré et le bronze doré conféraient ainsi aux luminaires des surfaces particulièrement attrayantes et lumineuses.
Des motifs humains et animaliers
Les figures humaines et animales ornaient fréquemment les luminaires de la Renaissance, en particulier les chandeliers portatifs représentant des personnages variés, allant d'une femme tenant une branche d'arbre à un homme revêtu d'une armure. Les représentations animales, telles qu'un oiseau ou un cheval, connaissaient également un grand succès. Parfois, ces deux univers étaient combinés sur un même luminaire, comme un personnage chevauchant le dos d'un lion.
Le chandelier
Le chandelier servait à transporter la lumière de pièce en pièce. Il comportait une coupelle plate destinée à recueillir la cire, une douille en forme de balustre et un médaillon circulaire pour le pouce. Chaque chandelier ne recevait qu'une seule bougie. Les poignées en volutes munies d'éteignoirs coniques devinrent très populaires au cours de la seconde moitié de la Renaissance.
Le candélabre
Également appelé « chandelier à branches », le candélabre se composait de branches munies de bagues cylindriques s'emboîtant dans la douille d'une tige support. Ces branches pouvaient être retirées, ce qui permettait d'utiliser le chandelier seul selon les besoins.
L'éclairage mural
Certaines appliques se fixaient directement aux murs afin d'éclairer les escaliers et les différentes pièces de la maison. Elles se composaient d'une plaque murale et d'un support recevant le chandelier, ce dernier intégrant une petite plaque destinée à recueillir les gouttes de cire fondue. Certains modèles étaient très sobres et conçus uniquement pour maintenir une bougie, tandis que d'autres, plus ornés, faisaient office à la fois de support et d'élément décoratif à part entière.
Les lampes sur pied
Les lampes à huile étaient souvent posées sur les tables. Certaines étaient fixées à de hauts poteaux, formant ainsi de véritables lampadaires. Elles se composaient d'un réservoir contenant l'huile — telle que l'huile de ricin — et d'une mèche. Le réservoir pouvait être très simple, comme une coupe basique, ou raffiné, tel une lampe d'Aladin peinte avec soin. Fabriquées en verre, en métal, en céramique ou en pierre, les pièces les plus élaborées étaient ornées de décors peints par des artisans.
Le lustre
Les lustres variaient du plus rustique au plus somptueux. Ils comprenaient trois branches courbes ou davantage, chacune recevant un chandelier équipé d'une petite coupelle pour recueillir la cire qui coulait. Les modèles basiques ne présentaient aucun élément décoratif, tandis que les versions luxueuses s'agrémentaient de perles ou de pendentifs en forme de goutte.
Un héritage toujours vivant
L'esthétique des luminaires de la Renaissance continue d'inspirer le design contemporain. Les reproductions de lustres, de chandeliers et de candélabres d'époque restent aujourd'hui très recherchées dans la décoration intérieure classique, témoignant de la fascination durable pour cet art de la lumière façonné bien avant l'arrivée de l'électricité.
Source : https://jardin.98905.com/home-design-decor/lighting/1007065112.html
