L'art du bonsaï est né en Chine il y a environ 1 200 ans. Adoptée par les Japonais il y a quelque 700 ans, cette tradition a progressivement évolué pour devenir l'art universel que nous connaissons aujourd'hui. Le mot « bonsaï » combine deux termes : bon, qui désigne le pot ou le plateau, et sai, qui signifie plante. Les arbres cultivés en style bonsaï peuvent être à feuilles caduques ou persistants, et certains sujets fleuris se prêtent tout aussi bien à cet exercice que les conifères.
Les qualités essentielles d'un bon substrat
Le choix du substrat est déterminant pour la santé d'un bonsaï. Les terreaux classiques pour plantes vertes ou d'intérieur ne conviennent pas à ces arbres miniatures. Un bon support de culture doit retenir suffisamment d'eau pour nourrir l'arbre sans jamais rester détrempé, tout en demeurant assez meuble pour laisser les racines respirer. Les coupes peu profondes, typiques des bonsaïs, limitent naturellement la croissance : c'est précisément ce qui permet de maintenir l'arbre en miniature. À noter également qu'un bonsaï réussi doit pouvoir être cultivé en extérieur.
Réaliser son propre mélange maison
Un substrat fait maison de qualité associe plusieurs ingrédients complémentaires :
- De l'argile, du gravier argileux ou du grit pour la structure ;
- Du limon ou du sable pour la texture ;
- De l'humus : tourbe blonde ou sphaigne, terreau de feuilles broyées ou compost.
Cette combinaison apporte une source de nutrition organique, un élément qui retient l'eau et un composant assurant un bon drainage. La matière organique ameublit l'argile, le gravier ou le sable afin que l'air circule librement autour des racines. Tous ces ingrédients se trouvent facilement dans les grandes enseignes de bricolage, les jardineries ou les pépinières.
Adapter le mélange à chaque type d'arbre
Un mélange universel efficace se compose de parts égales d'argile, d'humus (terreau de feuilles ou compost) et d'une matière inerte telle que la perlite, le sable, la pierre concassée ou le grit de granit. Cette formule polyvalente convient parfaitement aux arbres à fleurs et aux bonsaïs d'intérieur.
Pour les autres espèces, quelques ajustements s'imposent :
- Conifères et arbres persistants : 2 parts de sable, 1 part de tourbe blonde et 1 part de limon ;
- Arbres à feuilles caduques : 1 part de limon, 1 part de tourbe et 1 part de sable.
Les conifères comme les caducs peuvent passer l'année entière en extérieur et entrent naturellement en dormance durant l'hiver. Cultivés dans des contenants peu profonds qui exposent une partie de leurs racines, ils illustrent toute la beauté de cet art millénaire.
Rempoter et tailler les racines
Les bonsaïs exigent une taille régulière des racines, effectuée lors du rempotage à intervalles réguliers. L'objectif est double : freiner la croissance de l'arbre et préserver la forme souhaitée. Le moment idéal pour rempoter se situe au début du printemps, avant l'apparition des nouvelles pousses.
Après avoir sorti l'arbre de son contenant, retirez environ 2,5 cm de matière, racines et terre comprises. Munissez-vous d'un couteau de jardin bien aiguisé et stérilisé pour couper 2,5 cm sous la motte et tout autour des côtés.
Supprimez ensuite toutes les racines dont le diamètre dépasse celui d'un crayon. Cette taille radicale stimule la formation de nouvelles racines tout en empêchant le développement des grosses racines traçantes qui finissent par étouffer l'arbre. Remettez enfin le bonsaï dans son contenant d'origine, garni de substrat frais.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/specialty-gardens/1007027024.html
