La maladie de la rosette du rosier, également appelée « balai de sorcière » du rosier, est une maladie virale qui menace toutes les variétés de rosiers ornementaux. Elle suscite une grande inquiétude chez les jardiniers amateurs comme chez les professionnels, en raison de son caractère potentiellement mortel pour la plante. Aucune catégorie n'est épargnée : les hybrides de thé, les grimpants, les miniatures, les rosiers anciens et les floribundas, cultivés en pleine terre comme sous serre, sont tous sensibles à cette affection dévastatrice.
Les symptômes de la maladie
Bien que les symptômes varient selon les variétés de rosiers, plusieurs signes caractéristiques permettent généralement d'identifier une infection :
- Tiges allongées et regroupement anormal de petites branches formant des « balais de sorcière ».
- Feuilles minuscules, déformées et présentant une pigmentation rougeâtre marquée.
- Croissance excessive des tiges, plus charnues que la normale et teintées de rouge.
- Fleurs déformées, comptant moins de pétales qu'à l'accoutumée.
- Boutons floraux qui avortent prématurément ou se développent de façon anormale.
La cause : un acarien vecteur
La maladie de la rosette est transmise par Phyllocoptes fructiphilus, un acarien ériophyidé microscopique, jaune ou brun, originaire d'Amérique du Nord. Contrairement aux autres acariens qui possèdent huit pattes, ce vecteur n'en compte que quatre.
Ces acariens s'installent principalement dans les zones étroites situées entre les pétioles des feuilles et les bourgeons axillaires. Après avoir hiverné sur les tiges du rosier, les adultes migrent vers les jeunes pousses en développement, où les femelles pondent leurs œufs. Les larves se développent à l'abri dans les replis des feuilles, puis restent sur la même plante ou se dispersent vers d'autres sujets.
La transmission virale s'effectue le plus souvent entre mai et juillet, les premiers symptômes apparaissant généralement en juillet et en août. La maladie peut également se propager par greffage ou via des outils de taille contaminés, notamment des sécateurs mal désinfectés.
Lutte chimique
Aucun produit chimique ne permet aujourd'hui de traiter directement la maladie elle-même. En revanche, contrôler la population d'acariens à l'aide d'acaricides adaptés réduit considérablement les risques de propagation.
Attention : la plupart des acaricides homologués contre les tétranyques (araignées rouges) sont inefficaces contre les ériophyidés. Vérifiez soigneusement l'étiquette du produit et choisissez-en un spécifiquement homologué pour cibler ces deux types d'acariens sur rosiers.
Pour une efficacité optimale, appliquez l'acaricide choisi toutes les deux semaines, d'avril à septembre. Un traitement supplémentaire peut s'avérer nécessaire en plein été, période durant laquelle les ériophyidés sont les plus actifs.
Lutte culturale
Dès l'apparition des premiers symptômes, adoptez sans attendre de bonnes pratiques culturales :
- Retirez immédiatement tout rosier suspect afin d'éviter la contamination des sujets voisins, ou isolez-le et surveillez-le pendant quelques semaines jusqu'à confirmation du diagnostic.
- Ne compostez jamais les rosiers infectés : mettez-les dans un sac fermé et jetez-les avec les ordures ménagères, ou brûlez-les si la réglementation locale le permet.
- Évitez de planter des rosiers multiflora, particulièrement sensibles à la maladie, dans vos jardins, pépinières ou serres. Si vous en cultivez, inspectez-les fréquemment et agissez aussitôt à la moindre alerte.
Une surveillance régulière associée à une hygiène rigoureuse des outils de taille reste votre meilleure protection contre cette maladie incurable.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/growing-roses/1007024777.html
