Le chèvrefeuille est une plante rustique qui prospère dans l'ensemble des États-Unis. La famille du chèvrefeuille compte 52 espèces, comprenant aussi bien des vignes grimpantes que des arbustes à fleurs. Bien qu'elle soit réputée pour sa robustesse, cette plante reste vulnérable à plusieurs ennemis naturels. Par ailleurs, le chèvrefeuille résiste à la plupart des herbicides, à l'exception des formulations contenant certains composés chimiques spécifiques.
Les infections fongiques
Le chèvrefeuille est sensible à plusieurs types d'infections fongiques. Le brûlure des feuilles est une maladie fongique fréquente qui apparaît principalement pendant les périodes pluvieuses : les plantes atteintes présentent des décolorations circulaires sur leur feuillage.
Cette plante peut également être touchée par les taches foliaires et l'oïdium. Ce dernier se reconnaît facilement à un dépôt blanchâtre qui recouvre les feuilles et les tiges. Quant aux taches foliaires, elles correspondent à des zones de tissu nécrosé résultant d'une attaque fongique. Elles sont rarement mortelles, sauf si la plante est déjà affaiblie par la sécheresse ou par une autre infection.
Ces infections fongiques se développent dans des conditions de culture constamment humides, souvent provoquées par un arrosage par aspersion. Les infections existantes peuvent généralement être traitées avec des pulvérisations de fongicide.
Le pourridié des racines
Le pourridié cotonneux est une infection fongique qui s'attaque aux racines du chèvrefeuille ainsi qu'à celles de nombreuses autres plantes. Cette maladie apparaît couramment dans les sols légèrement alcalins, c'est-à-dire ceux dont le pH se situe entre 7,0 et 8,5.
Son évolution est particulièrement rapide : elle s'avère souvent fatale en l'espace de 4 jours après l'apparition des premiers symptômes. Les plantes infectées commencent par présenter un jaunissement du feuillage, suivi d'un flétrissement en moins de 72 heures, puis la plante meurt peu après.
Cette maladie ne se développe que dans les régions où la température du sol dépasse 28 °C (82,4 °F), ce qui limite généralement sa présence au sud des États-Unis. Difficile à détecter et à gérer, elle se propage d'une plante à l'autre par le sol. Un labour profond ou l'incorporation de blé ou d'avoine dans le sol avant la plantation constituent des mesures préventives efficaces. Pour traiter une contamination existante, il est possible d'isoler les zones touchées en installant un anneau d'herbe à croissance rapide et résistante aux moisissures.
Les insectes nuisibles
Le puceron du chèvrefeuille colonise les zones de nouvelle croissance de la plante. Ces insectes étant relativement petits, des centaines d'entre eux peuvent infester une seule branche. Ils sont rarement fatals au chèvrefeuille, sauf s'ils ne sont pas traités pendant plusieurs années ; toutefois, les infestations importantes déforment et affaiblissent considérablement les plants.
Ces insectes se nourrissent de la sève des feuilles, ce qui provoque leur repli et forme ainsi un abri protecteur pour les colonies. Les pulvérisations d'insecticides et les savons insecticides sont les plus efficaces contre ces ravageurs lorsqu'ils sont appliqués en avril ou en mai.
Méthodes de contrôle et d'élimination
Il existe deux principales méthodes pour éliminer les plants de chèvrefeuille indésirables : les traitements chimiques et l'arrachage mécanique.
L'élimination physique des plantes et de leurs racines constitue une solution efficace pour les petites surfaces envahies. Utiliser une houe pour extraire les racines d'un sol encore humide facilite grandement l'opération.
En alternative, les sprays chimiques contenant du glyphosate ou du triclopyr agissent comme défoliants. Ils sont efficaces lorsqu'ils sont appliqués sur les feuilles, ou à des concentrations plus élevées directement sur les tiges de la plante.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/groundcovers-vines/1007100750.html
