Les orchidées constituent une vaste famille de plantes que l'on retrouve aux quatre coins du monde. Cultivées principalement pour leurs fleurs, elles sont considérées comme des herbacées vivaces : dépourvues de structure ligneuse permanente, elles refleurissent indéfiniment lorsqu'elles bénéficient de conditions adaptées. Les jardiniers débutants peinent souvent à distinguer une nouvelle pousse d'une croissance ancienne, ou une hampe florale d'une jeune racine. Savoir identifier chaque partie de la plante est pourtant essentiel pour offrir à votre orchidée les meilleurs soins possibles.
Les pousses
Toute nouvelle croissance chez l'orchidée naît d'un nœud. Selon son type, ce nœud peut produire une racine, une tige, une feuille ou une fleur. La hampe florale se développe à la base de la plante et affiche une couleur vert vif, presque vert citron. Elle ne se résume pas à une simple protubérance : elle porte une structure secondaire à son sommet. C'est cette structure, combinée à la teinte plus éclatante, qui permet de reconnaître une hampe florale plutôt qu'une jeune racine.
Chez les orchidées monopodiales, la pousse s'élève verticalement vers le haut. Chez les espèces sympodiales, elle s'étend horizontalement et forme une structure basale appelée pseudo-tige, d'où naissent ensuite toutes les autres pousses.
Racines terrestres et rhizomes
La plupart des orchidées terrestres se développent à partir de rhizomes, des organes de réserve souterrains chargés de produire les nouvelles pousses et les nouvelles racines. Leurs racines sont épaisses et tubéreuses, légèrement pigmentées. Comme elles restent enfouies, vous ne les observerez généralement pas lorsque la plante est en pot. Toutefois, lorsque vient le moment du rempotage, les racines finissent par sortir du contenant : c'est le signal qu'il faut passer à un pot plus grand ou renouveler le substrat.
Racines épiphytes
Les orchidées épiphytes poussent sur les arbres ou s'y accrochent pour s'élever vers la lumière. Elles utilisent leurs racines aériennes pour s'ancrer aux troncs et autres supports verticaux. Ces racines, d'aspect presque ligneux, sont recouvertes d'une substance particulière appelée velamen. Celui-ci protège leur surface extérieure et contribue à préserver l'humidité. Grâce à leurs racines, ces plantes s'y stabilisent tout en captant les nutriments et l'eau présents dans l'air ambiant. Elles ne s'enracinent jamais dans le sol et tirent l'intégralité de leurs ressources de leur environnement immédiat.
Pousses ou racines : comment les distinguer ?
Les pousses sont des tissus de formation, tandis que les racines assurent l'ancrage et l'absorption des éléments nutritifs. Les pousses jouent aussi un rôle de soutien lorsqu'elles portent une tige ou des feuilles. Les bourgeons représentent la première étape d'une pousse : ils peuvent devenir des pousses foliaires, caulinaires ou florales.
Les racines renferment un méristème apical constitué de cellules racinaires, lequel émet du tissu méristématique latéral. Concrètement, les racines produisent uniquement d'autres racines, jamais de pousses. À l'inverse, les pousses peuvent engendrer de nombreux types de croissance chez l'orchidée, mais jamais de racines. Cette spécialisation s'explique par la nature des cellules qui composent chacune de ces structures.
En pratique
En observant attentivement la couleur, la forme et l'emplacement des nouvelles excroissances, vous distinguerez rapidement une future fleur d'une nouvelle racine. Cet œil exercé vous permettra d'adapter avec justesse l'arrosage, le rempotage et la fertilisation, pour des orchidées en pleine santé et des floraisons généreuses année après année.
Source : https://jardin.98905.com/plants-flowers-herbs/flower-basics/1007099812.html
