De plus en plus présentes dans nos paysages modernes, les antennes sur pylône désignent des équipements de transmission installés en hauteur sur de grandes structures métalliques, afin notamment d'éviter les interférences et d'optimiser la couverture du signal. On classe souvent ces installations selon leur usage : pylônes de téléphonie mobile, antennes radio ou émetteurs de télévision. Toutefois, cette classification ne reflète que la nature des équipements fixés sur ou autour de la tour, et non la diversité des structures elles-mêmes.
Avec un système de classification plus complet, on distingue quatre grandes familles de pylônes d'antennes : les pylônes à treillis, les pylônes monopoutre, les pylônes haubanés et les pylônes camouflés.
Le pylône à treillis (autoportant)
Aussi appelé pylône autoportant, le pylône à treillis repose sur un réseau de supports entrecroisés s'étendant de la base jusqu'au sommet de la structure. Le mât central est entouré de montants obliques qui courent en diagonale depuis le sol, le tout relié par une armature en treillis offrant un maintien renforcé. Grâce à cette conception robuste, ce type de pylône peut supporter d'imposantes configurations de transmission.
La plupart des pylônes à treillis possèdent trois faces et une base triangulaire, mais certains modèles à quatre faces reposant sur une base carrée sont également utilisés.
Le pylône monopoutre
Comme son nom l'indique, le pylône monopoutre se compose d'un unique mât vertical, sans supports latéraux additionnels. En l'absence de renforts extérieurs, ces structures sont généralement plus basses que les modèles plus résistants comme les pylônes à treillis ou haubanés. On les rencontre donc principalement dans les régions où les conditions météorologiques ne sont pas extrêmes.
Les antennes sont fixées le long du mât, et la structure accueille habituellement des équipements plus légers, à courte ou moyenne portée. Son encombrement réduit au sol en fait néanmoins une solution appréciée en zone urbaine dense.
Le pylône haubané
Semblable au pylône monopoutre par sa conception, le système haubané repose également sur un haut mât central, mais il y ajoute des haubans, c'est-à-dire des câbles de tension assurant un soutien supplémentaire. Ces câbles partent en diagonale du sommet de la tour vers des fondations distinctes disposées autour du mât, parfois à bonne distance lorsque la hauteur de l'antenne exige un ancrage important.
Ce système présente l'avantage d'être très simple et économique à construire. Cependant, les haubans augmentent considérablement l'emprise au sol nécessaire, ce qui rend ce type de pylône peu adapté aux environnements urbains. Il est en revanche largement utilisé pour les très hautes structures en zone rurale.
Le pylône camouflé (stealth)
Face aux préoccupations du public concernant l'impact visuel de la multiplication des antennes relais, et tout en reconnaissant leur importance pour les télécommunications modernes, de nombreuses collectivités ont adopté des règles d'urbanisme imposant l'intégration paysagère de ces structures. C'est là qu'interviennent les pylônes camouflés, dits « stealth ».
Ces pylônes peuvent être conçus pour ressembler, à distance, à des arbres ou à d'autres éléments naturels de grande hauteur, réduisant ainsi leur impact visuel. Certains s'intègrent également à des constructions préexistantes, comme des clochers d'église ou des châteaux d'eau, dont la structure est renforcée pour accueillir les équipements d'antenne à l'intérieur.
Bien qu'ils affichent les coûts de construction les plus élevés, les pylônes camouflés constituent souvent le choix privilégié dans les zones classées, les sites historiques et les espaces naturels protégés.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/special-outdoor-projects/1007096658.html
