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Les multiples usages des glands du chêne rouge

Les glands produits par le chêne rouge (Quercus rubra) jouent un rôle essentiel, tant pour l'arbre lui-même — en permettant la naissance de nouveaux semis — que pour la faune qui vit dans son aire de répartition. Présent de la Nouvelle-Angleterre jusqu'à des États comme la Géorgie et l'Alabama, et s'étendant vers l'ouest jusqu'aux Grandes Plaines, le chêne rouge produisait jadis un fruit précieux pour les peuples amérindiens.

Les glands du chêne rouge

Les glands du chêne rouge nécessitent deux années complètes pour atteindre leur pleine maturité. Ils peuvent mesurer jusqu'à 3 centimètres de long, avec un chapeau peu profond ne recouvrant qu'un tiers du fruit au maximum. La production varie considérablement d'une année à l'autre : une récolte abondante n'apparaît généralement que tous les deux à cinq ans. Il faut compter jusqu'à 25 ans avant qu'un arbre ne porte ses premiers glands, et la plupart des chênes rouges n'offrent des quantités généreuses de fruits qu'après 40 à 50 ans de croissance.

Une nourriture essentielle pour les mammifères

Petits et grands mammifères comptent sur les glands du chêne rouge comme aliment de base de leur régime. Écureuils gris, écureuils roux, écureuils renards, tamias et souris se délectent de ces fruits, et ce sont souvent eux qui, en les enterrant puis en les oubliant, permettent la germination de nouveaux semis. Le cerf de Virginie et l'ours noir s'en servent également pour compléter leur alimentation. Pour les ours en particulier, les glands constituent une source de nourriture majeure à l'automne, juste avant l'hibernation : une bonne récolte peut même influencer directement leur succès reproducteur l'année suivante.

Un festin pour les oiseaux

La caille de Virginie, la mésange bicolore, le geai bleu, la sittelle à poitrine blanche, le quiscale, le pic maculé, la gélinotte huppée et le pic à tête rouge figurent parmi les nombreux oiseaux que l'on peut observer en train de rechercher et de consommer les glands du chêne rouge. Le dindon sauvage, quant à lui, en fait une part importante de son menu chaque année. Les espèces de sauvagine ne sont pas en reste : canard branchu, canard colvert, morillon à tête rouge, sarcelle à ailes vertes et canard pilet en consomment également. Mûrissant dès la fin de l'été — souvent plus tôt que ceux des autres espèces de chênes — ces glands offrent aux oiseaux une ressource alimentaire disponible plus tôt dans la saison.

Un aliment traditionnel des Amérindiens

Les tribus amérindiennes vivant dans les régions où pousse le chêne rouge utilisaient les glands comme source de nourriture, mais leur préparation exigeait plusieurs étapes pour les rendre comestibles. Il fallait d'abord éliminer les tanins amers contenus dans les fruits — substances d'ailleurs aussi employées pour fabriquer des teintures — afin de pouvoir consommer la chair à l'intérieur de la coque. L'ébullition, le lessivage, le trempage prolongé dans l'eau ou encore l'enfouissement des glands durant tout l'hiver étaient autant de techniques employées pour y parvenir.


Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/landscaping-trees/1007092802.html
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