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Le paillis de cèdre et les plantes : usages, bienfaits et précautions

Le paillis de cèdre est utilisé au pied des plantes pour contrôler les mauvaises herbes, réduire l'érosion, améliorer la structure du sol et donner un aspect soigné et fini aux espaces paysagers. Il dégage une odeur agréable et peut repousser certains insectes, ce qui en fait un allié précieux en aménagement paysager. Cependant, il traîne derrière lui une réputation — largement infondée — d'être toxique pour les plantes.

Les différents types de paillis de cèdre

Les vrais cèdres appartiennent au genre Cedrus. Or, une grande partie du paillis de cèdre vendu aux États-Unis n'est en réalité pas fabriquée à partir de vrais cèdres, mais à partir de genévriers, communément appelés « cèdre rouge de l'Est », ou de thuyas, souvent désignés sous le nom de « cèdre rouge de l'Ouest ». Ces deux sources alternatives de paillis, appartenant respectivement aux genres Juniperus et Thuja, sont totalement non toxiques pour les jeunes plantes et peuvent donc être utilisées en toute sécurité comme paillis.

La toxicité pour les plantes : un mythe largement exagéré

On pense souvent que le paillis fabriqué à partir de vrai cèdre est toxique pour les jeunes semis. Les recherches indiquent toutefois que ce n'est un problème que lorsque la granulométrie du paillis est très fine, comme c'est le cas avec la sciure de cèdre. En effet, une étude portant sur les effets de l'eau dans laquelle du paillis de cèdre avait été trempé sur la germination des graines a montré que des concentrations élevées d'extrait de cèdre peuvent retarder la germination de quelques jours, mais n'entraînent aucun dommage à long terme pour la graine ni pour la plante.

Une excellente rétention de l'humidité

Le paillis de cèdre forme une barrière d'humidité au-dessus du sol, empêchant dans une large mesure l'évaporation de l'eau vers l'air. Si le paillis est appliqué sur l'un de deux massifs identiques, on peut s'attendre à ce que le massif non paillé nécessite deux fois plus d'irrigation que son voisin paillé pour maintenir les mêmes niveaux d'humidité du sol. Pour cette raison, le paillage constitue une stratégie particulièrement judicieuse pour les jardiniers vivant dans des régions sujettes à la sécheresse ou soumises à des restrictions d'eau.

L'impact sur l'azote du sol

À lui seul, le paillis de cèdre ne possède pas le bon rapport carbone-azote pour subir une décomposition microbienne comparable à celle qui se produit dans un tas de compost. Le paillis de cèdre est riche en carbone, mais contient très peu d'azote par rapport au sol situé en dessous. Lorsqu'un matériau aussi riche en carbone se mélange au sol, il peut puiser l'azote de celui-ci, au détriment des plantes environnantes. Ce phénomène ne pose aucun problème lorsque le paillis est simplement étalé à la surface du sol. C'est néanmoins une bonne raison d'éviter d'utiliser du paillis de cèdre dans les potagers ou dans toute autre zone destinée à être régulièrement bêchée ou labourée.


Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/landscaping-plants/1007018800.html
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