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Hydrosemis ou semis manuel sur une pente : quelle méthode choisir pour lutter contre l'érosion ?

Les pentes sont particulièrement vulnérables à l'érosion, surtout lorsque le sol a été perturbé et que la végétation a été retirée. Pour reconstituer efficacement un couvert végétal et contrôler l'érosion, la meilleure stratégie consiste à commencer par un hydrosemis afin d'obtenir rapidement une couverture herbacée, puis à compléter ultérieurement avec des plantes vivaces et des arbustes plantés en mottes.

Les défis de la revégétalisation des pentes

L'érosion des pentes finit par dégrader la qualité de l'eau.

L'herbe constitue une méthode rapide et efficace de contrôle de l'érosion, notamment à court terme. En effet, l'érosion et la sédimentation menacent directement la qualité de l'eau ainsi que les habitats aquatiques.

Les conditions rencontrées sur les chantiers de construction à grande échelle rendent la revégétalisation particulièrement difficile. Après la destruction de la diversité végétale indigène, les espèces exotiques envahissantes prennent généralement le dessus sur les espèces locales. De plus, le compactage du sol causé par les engins lourds et la circulation constante nuit à la structure du sol, réduit sa capacité de rétention d'eau, modifie l'habitat des plantes et limite la pénétration des racines.

L'hydrosemis : une technique moderne et performante

L'hydrosemis, également appelé ensemencement hydraulique, consiste à planter les graines au moyen d'une boue composée d'un mélange de semences et de paillis. Ce mélange est projeté sous pression depuis une citerne montée sur un camion, voire même depuis un hélicoptère pour les zones difficiles d'accès.

La boue peut contenir divers amendements supplémentaires, tels qu'un engrais, un agent adhésif (fixateur) et un colorant vert permettant de visualiser les zones traitées. L'hydrosemis est devenu une technique standard pour le réensemencement des grands chantiers et des pentes dont la végétation a été supprimée. Il présente deux avantages majeurs : il demande moins de main-d'œuvre et permet d'atteindre les pentes escarpées.

L'hydrosemis donne les meilleurs résultats lorsque les graines sont appliquées seules ou accompagnées d'un paillis protecteur.

Semis manuel, épandage, semoir mécanique et plants en mottes

Un jeune plant doté d'un système racinaire bien développé a plus de chances de survie.

Le semis à la volée, réalisé à la main ou avec un épandeur, disperse les graines sur une zone avec un contrôle limité. La germination varie donc considérablement selon l'endroit où chaque graine atterrit. Sur les grands sites, le semis manuel a été remplacé par des semoirs mécaniques qui placent les graines à intervalles précis et à la profondeur idéale.

Les plants en mottes, quant à eux, sont des végétaux démarrés dans un substrat de culture comme la tourbe ou un mélange de terre, contenus dans des plaques alvéolées jetables. Leur cycle de croissance est soigneusement suivi afin qu'ils soient bien enracinés avant la plantation définitive. Les plantes vivaces à fleurs (forbes) et les arbustes peuvent parfaitement être démarrés selon cette méthode.

Hydrosemis ou semis manuel : une approche complémentaire

Combiner hydrosemis et plantation en mottes augmente la biodiversité des pentes perturbées.

La revégétalisation optimale pour stabiliser une pente repose sur un mélange équilibré de graminées, de plantes vivaces à feuilles larges (forbes) et d'arbustes à racines profondes. L'objectif des plantations anti-érosion est double : assurer une croissance rapide à court terme et garantir l'installation durable d'un couvert végétal à long terme.

Des recherches menées par le département des Transports de Californie suggèrent d'établir le contrôle de l'érosion en commençant par un hydrosemis de graminées pour obtenir une couverture rapide, puis en installant quelques mois plus tard des forbes et des arbustes cultivés en mottes. Cette approche combinée permet d'obtenir un couvert végétal immédiat tout en introduisant des plantes capables de résister à la concurrence des espèces invasives, améliorant ainsi la biodiversité globale du site.


Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/landscaping-basics/1007091249.html
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