Sans une couche fertile de terre végétale, les arbres, les fleurs et les cultures maraîchères ne peuvent pas prospérer. Renforcer le sol constitue donc une étape essentielle de tout projet d'aménagement paysager ou agricole. Pour le jardinier amateur, cela passe par le maintien d'une couverture végétale permanente, l'apport régulier de matière organique et la mise en place de techniques anti-érosion adaptées à chaque situation.
Paillis et cultures de couverture
L'un des meilleurs moyens de renforcer un sol consiste simplement à le couvrir. Lorsque la terre reste nue, l'horizon superficiel est emporté par le vent, la pluie et la neige. Les mauvaises herbes offrent certes une protection partielle, mais il est bien plus efficace de pailler les massifs fleuris, les allées et le pied des arbres avec des copeaux de bois, du gravier, du compost ou des écorces.
Au potager, utilisez des tontes de gazon non traitées ou de la paille comme paillage. Sous les arbres ou sur les pentes raides où la tonte est difficile, plantez des couvre-sol : leurs racines denses et leur feuillage abondant maintiennent la terre en place et limitent efficacement l'érosion.
Après la récolte des légumes, semez une culture intermédiaire telle que le seigle annuel ou la vesce velue. Ces plantes protègent le sol pendant l'hiver et enrichissent la terre au printemps suivant lorsqu'elles sont enfouies avant les semis. Certaines d'entre elles inhibent même la germination des adventices.
Apport de matière organique
Un sol sain regorge de micro-organismes et de matières organiques en décomposition. Il utilise l'eau de manière efficace, fournit des nutriments suffisants aux plantes et résiste mieux à l'érosion qu'une terre sèche et stérile.
Incorporez chaque automne du fumier bien décomposé, du compost, de la tourbe ou des feuilles broyées dans vos parcelles potagères. Paillez également en surface les plates-bandes vivaces, les arbres et la pelouse avec du compost : celui-ci descend progressivement dans le sol et améliore sensiblement sa texture au fil des saisons.
Barrières protectrices
Les barrières physiques, telles que les brise-vent et les clôtures, renforcent le sol en protégeant le jardin des vents violents et des pluies torrentielles. Plantez des haies vives ou des rangées d'arbres face aux vents dominants de votre région afin de ralentir les courants dommageables. Les clôtures en bois, en brique ou en pierre offrent elles aussi une protection appréciable.
Les brise-vent ne réduisent pas seulement l'érosion éolienne : ils préservent également les plantations des dégâts mécaniques et atténuent la pollution sonore environnante.
Gestion du drainage
Les fortes pluies emportent rapidement la terre, en particulier sur les terrains en pente. Installez des drains perforés sous la surface du sol pour capter l'eau excédentaire et la dévier vers un exutoire approprié. Comblez les zones creuses où l'eau a tendance à stagner et aménagez des terrasses pour stabiliser durablement les sols en pente.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/landscaping-basics/1007091163.html
