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Tondeuse à gazon autotractée : fonctionnement, types et caractéristiques

Pendant des décennies, les tondeuses à gazon étaient entièrement manuelles : l'utilisateur poussait la machine afin de faire tourner une série de lames contre une plaque d'acier, ce qui permettait de couper l'herbe. Après la Seconde Guerre mondiale, la tondeuse rotative à moteur s'est largement démocratisée. Elle se compose d'un moteur monté sur un châssis en acier qui entraîne une lame rotative à deux tranchants — mais l'utilisateur devait toujours la pousser lui-même. Aujourd'hui, environ un tiers des tondeuses vendues sont autotractées, c'est-à-dire capables d'avancer sans effort de poussée.

Transmission avant ou propulsion arrière

Les tondeuses autotractées reposent sur deux principes fondamentaux pour que le moteur entraîne les roues tout en actionnant la lame de coupe :

  • La traction avant : les deux roues avant sont motorisées et tirent la tondeuse vers l'avant.
  • La propulsion arrière : ce sont les roues arrière qui assurent la motricité.

Dans les deux cas, le mouvement est transmis aux roues par des engrenages ou des courroies, la technique retenue variant selon les fabricants.

Maniabilité à l'avant, puissance à l'arrière

Chaque système présente des avantages distincts. La traction avant offre une meilleure maniabilité : en appuyant sur le guidon, on soulève légèrement les roues avant, ce qui facilite grandement les virages autour des arbres, des massifs ou de tout autre obstacle, ainsi que les changements de direction.

La propulsion arrière, quant à elle, procure une meilleure adhérence et donc davantage de force motrice. Elle est particulièrement recommandée pour les terrains en pente ou vallonnés, ainsi que pour tondre une herbe haute ou épaisse.

Les trois systèmes d'évacuation de l'herbe

Trois techniques permettent d'évacuer les déchets de tonte sur une tondeuse autotractée :

  • L'éjection latérale avec sac : les déchets sont projetés par une goulotte située sur le côté de la machine directement dans un sac.
  • Le sac arrière : l'herbe est évacuée par une large ouverture située à l'arrière du carter vers un grand bac de ramassage.
  • Le mulching (broyage) : les déchets sont finement broyés puis redéposés au sol sous la tondeuse, où ils se décomposent et nourrissent naturellement le gazon.

Les sacs arrière sont généralement plus volumineux et contiennent davantage d'herbe, tandis que les sacs latéraux ont tendance à traîner au sol à mesure qu'ils se remplissent. Bon nombre de modèles proposent aujourd'hui des options combinant ramassage et broyage.

Des moteurs plus puissants

Généralement équipées de moteurs plus gros que ceux des tondeuses rotatives classiques, les tondeuses autotractées affichent au minimum 6,5 chevaux, contre 4,5 à 5 chevaux pour les modèles conventionnels. Cette puissance accrue est indispensable pour alimenter simultanément la lame de coupe et le système d'entraînement des roues. Par ailleurs, de nombreuses tondeuses autotractées à propulsion arrière possèdent des roues arrière de plus grand diamètre afin de renforcer encore leur force de traction.

Vitesse réglable et dispositifs de sécurité

La plupart des tondeuses autotractées offrent plusieurs vitesses, ce qui permet d'adapter l'allure de la machine au rythme de marche de l'utilisateur. Toutes sont également dotées d'un système de sécurité essentiel : une barre située sur le guidon doit être maintenue enfoncée pour que la tondeuse fonctionne. Dès qu'elle est relâchée, la machine s'arrête immédiatement, prévenant ainsi tout risque d'accident.

Côté confort, de nombreux modèles intègrent désormais des équipements modernes tels qu'un démarreur électrique, bien plus pratique que le traditionnel lanceur à corde.


Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/landscaping-basics/1007091069.html
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