Le clayonnage est défini comme « un assemblage de poteaux entrelacés avec des branches fines, des baguettes souples ou des roseaux, utilisé notamment dans la construction », selon le dictionnaire Merriam-Webster. Utilisé depuis des siècles, le clayonnage constitue un matériau de construction stable et éprouvé. Aujourd'hui encore, les écrans de clayonnage sont employés dans le bâtiment, dans les jardins et pour divers besoins domestiques.
Les matières premières utilisées
Les écrans de clayonnage sont fabriqués à partir de saule, de noisetier ou d'acacia australien (appelé « wattle »). Originaire d'Australie, l'acacia compte plus de 600 espèces ; ce sont les variétés les plus hautes et les plus épaisses qui sont récoltées pour la confection des écrans. Le noisetier, quant à lui, pousse dans les zones boisées du sud-ouest de l'Angleterre, selon Allotment Forestry. Lorsque l'arbuste atteint une hauteur suffisante, les tiges sont coupées tandis que les racines restent en place pour poursuivre leur croissance. Le saule est récolté de la même manière : une fois coupé, il repousse et peut être à nouveau exploité tous les deux ou trois ans.
La fabrication des écrans de clayonnage
La fabrication consiste d'abord à monter un cadre à partir de tiges plus grossières ou de pièces de bois, puis à y disposer les tiges fines — saule, noisetier ou acacia — généralement avec un espace de 2,5 à 7,5 centimètres entre chaque élément. Certains artisans optent pour un motif entrelacé afin de renforcer l'ensemble. Selon Wattle Wood Farm, fabricant spécialisé, la méthode la plus courante consiste à clouer des traverses verticales (« droppers ») directement sur le cadre. Cette technique garantit un écran stable et s'avère supérieure au simple ligaturage des tiges avec de la corde ou du fil de fer, qui finit par se desserrer avec le temps.
Les utilisations
Employés aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur, les écrans de clayonnage apportent un charme rustique à une maison ou à un jardin. Ils peuvent être réalisés dans toutes les dimensions souhaitées. Ils servent fréquemment à protéger les plantes du vent excessif, de la pluie battante et du soleil direct. On les retrouve également sous forme de clôtures, de passerelles, de toitures ou de décorations murales. Grâce aux espaces entre les tiges, l'air et la lumière circulent librement, tout en offrant une barrière suffisamment solide pour empêcher le passage des animaux et des personnes.
Construction et entretien
Les grands écrans utilisés comme clôtures nécessitent des piquets supplémentaires en leur milieu afin d'éviter tout effondrement sous l'effet du vent. Étant un bois naturel, le clayonnage peut pourrir : il est donc essentiel de procéder à une inspection annuelle, en vérifiant notamment les poutres de liaison et les bords de l'écran. Une fois le bois atteint par la pourriture, la structure risque de s'effondrer. Remplacez sans tarder toute pièce détériorée par du matériau neuf et appliquez une finition protectrice dès la construction pour prolonger la durée de vie de l'écran. Lors de l'achat, demandez toujours l'origine du bois afin d'en évaluer la qualité, conseille Allotment Forestry. Pour obtenir des informations sur les produits certifiés, vous pouvez contacter le Forest Stewardship Council (FSC), organisation à but non lucratif dédiée à la conservation des forêts.
Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/fences-walls/1007089913.html
