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Comment fonctionnent les murs de soutènement

Les murs de soutènement rendent possibles toutes sortes de constructions en milieu urbain, mais leur défaillance peut entraîner des dommages importants et des blessures graves. Ils sont conçus pour prévenir les trois modes de défaillance les plus courants : le glissement, le renversement et la défaillance des fondations. Les murs de soutènement dépassant 1,2 mètre (4 pieds) de hauteur nécessitent généralement l'intervention d'un professionnel afin de choisir le type de mur le plus solide et le plus économique, adapté aux conditions spécifiques du site.


Le principe des murs de soutènement

Les murs de soutènement servent à retenir le sol afin de créer une surface plane dans une zone en pente, ce qui permet ensuite d'y construire. Le volume de terre à retenir exerce une pression latérale sur le mur. Toute charge supplémentaire, appelée surcharge, vient augmenter cette pression. La surcharge peut provenir d'un sol retenu lui-même en pente, de semelles structurelles appuyées sur le sol retenu ou encore d'une charge de circulation. En pratique, les murs de soutènement échouent généralement par glissement, par renversement ou par défaillance des fondations.


Les murs poids et les murs en porte-à-faux

Les murs poids résistent au renversement causé par la pression latérale grâce au poids de leur propre structure et à leur inclinaison vers l'arrière dans la pente. Plus épais à la base qu'au sommet, ils s'amincissent progressivement à mesure qu'ils s'élèvent. Ce type de mur convient aux hauteurs allant jusqu'à environ 3 mètres (10 pieds).

Les murs en porte-à-faux, quant à eux, sont utilisés pour des hauteurs comprises entre 3 et 7,6 mètres (10 à 25 pieds). Il s'agit d'un mur d'épaisseur uniforme relié à une semelle de fondation, laquelle résiste aux forces de renversement et de glissement engendrées par le poids de la terre.


Les murs à contreforts

Le mur à contreforts est une évolution du modèle en porte-à-faux, améliorée par l'ajout de supports triangulaires — les contreforts — fixés entre le sommet du mur et la semelle, à intervalles réguliers, du côté de la pente. La semelle en béton, le mur et les contreforts sont solidarisés par des armatures en acier puis coulés comme une seule et même structure. Cette méthode de construction accroît considérablement la résistance aux charges latérales élevées. Les murs à contreforts deviennent plus économiques que les murs en porte-à-faux dès lors que la hauteur requise dépasse 7,6 mètres (25 pieds).


La conception d'un mur de soutènement

Le choix du type et des dimensions d'un mur de soutènement repose sur de nombreux calculs techniques destinés à vérifier la stabilité de l'ouvrage face aux différents risques de défaillance. L'humidité du sol augmente sensiblement la pression exercée sur le mur ; il est donc indispensable de prévoir un système de drainage, avec des barbacanes (trous de drainage) et des drains posés à la base de l'ouvrage. Au-delà des éléments structurels, le sol doit être soigneusement compacté afin d'éviter tout tassement susceptible de faire basculer le mur.


Source : https://jardin.98905.com/landscaping-outdoor-building/fences-walls/1007089598.html
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