Le câblage bioélectrique est un concept d'installation électrique conçu pour réduire la quantité d'énergie électromagnétique émise par le câblage domestique. Lorsque le courant électrique circule dans un fil, il génère un champ électromagnétique faible. Certaines personnes estiment que ces champs perturbent le système nerveux bioélectrique du corps humain et que leur santé bénéficierait d'une réduction des champs électromagnétiques produits par leurs installations. Selon le consensus scientifique général, rapporté par le site EMF & Health, ces champs seraient toutefois trop faibles pour nuire à la santé.
Le câblage local
En Nouvelle-Zélande, au moment de la rédaction de cet article, certains constructeurs expérimentent le concept de « câblage local » afin de limiter les champs électromagnétiques émis par les installations domestiques. Plutôt que de faire partir plusieurs circuits depuis le tableau principal, ce système repose sur un unique câble d'alimentation principal issu du tableau électrique, qui fonctionne comme un « bus » électrique. Ce bus transporte à la fois le courant continu basse tension destiné à l'éclairage et à certains petits appareils, ainsi que les signaux de commande, et le courant alternatif haute tension réservé aux appareils énergivores. Les luminaires et les appareils sont raccordés directement au bus plutôt qu'au tableau de distribution. Des filtres maintiennent les courants séparés au niveau des prises, et chaque appareil dispose de son propre fusible.
Réduction des champs
Le concept de câblage local réduit l'exposition aux champs électromagnétiques en diminuant la quantité de fils présents dans la maison et en abaissant la tension d'alimentation de tous les luminaires et de certains appareils. L'intensité d'un champ électromagnétique dépend de la longueur du conducteur, de l'intensité du courant qui le traverse et de sa tension. Un courant faible sous basse tension produit un champ bien plus réduit qu'un courant important sous tension secteur standard. Les câbles utilisés lors des essais néo-zélandais sont qualifiés de « biodégradables pour la santé », car ils reposent sur une nouvelle génération d'isolation plastique exempte de composés toxiques chlorés et halogénés.
Le câblage blindé
Une autre approche du câblage bioélectrique consiste à utiliser des câbles munis d'un blindage métallique qui atténue l'intensité des champs électromagnétiques en dirigeant l'énergie rayonnée vers la terre. Aux États-Unis, la plupart des codes électriques autorisent l'emploi de conduits métalliques rigides ou de gaines flexibles de type BX blindées pour le câblage résidentiel. Ces solutions restent toutefois peu répandues dans les habitations, car elles coûtent plus cher que les câbles à gaine plastique et exigent davantage de temps ainsi qu'un haut niveau de compétence pour être installées correctement. En Europe, les normes permettent l'utilisation de câbles blindés comportant une couche de mailles de cuivre entre l'isolation intérieure et la gaine extérieure en plastique. Une installation avec câbles blindés nécessite également l'usage de tableaux, prises, boîtes de dérivation et luminaires métalliques plutôt qu'en plastique. Les blindages métalliques doivent impérativement être reliés à la terre via le tableau métallique ou tout autre chemin de mise à la terre.
Les dispositifs enfichables
Certaines entreprises commercialisent des dispositifs à brancher sur les prises, censés protéger votre santé en réduisant ou en éliminant les champs électromagnétiques nocifs autour du câblage domestique. Ces produits se revendiquent particulièrement utiles pour les personnes atteintes d'un syndrome dit d'hypersensibilité électromagnétique, caractérisé par des douleurs, une désorientation, des maux de tête, une dépression et une sensation générale de lenteur mentale à proximité d'appareils électriques. Cependant, selon le site EMF & Health, les tests effectués sur ces dispositifs ont démontré qu'ils n'avaient aucun effet mesurable sur l'intensité des champs électromagnétiques, ce qui a conduit à les qualifier d'escroqueries.
Source : https://jardin.98905.com/home-safety/general-home-safety/1007016037.html
