Lorsque des infiltrations d'eau menacent votre cheminée ou qu'un courant d'air persiste malgré tous vos efforts, il est peut-être temps de repenser la protection des briques et de la maçonnerie de votre foyer. Bonne nouvelle : c'est un chantier que la plupart des propriétaires peuvent réaliser eux-mêmes, à condition de prendre le temps de comprendre quelques principes fondamentaux de la maçonnerie.
Les dégâts causés par l'eau sur la brique
Contrairement aux apparences, la brique n'est pas un matériau totalement compact : elle est en réalité très poreuse. Lorsqu'elle absorbe l'humidité, elle gonfle puis se contracte au fil des cycles humides et secs. Cette alternance provoque plusieurs types de dégradations :
- Efflorescence : apparition de taches blanches en surface, dues aux sels minéraux remontés par l'eau ;
- Éclatement (spalling) : la brique se fissure ou s'écaille sous l'effet répété des cycles gel/dégel ;
- Érosion : la brique se dégrade progressivement et perd sa matière.
Pourquoi éviter les produits de scellement classiques
C'est ici que beaucoup de propriétaires commettent une erreur : appliquer un scellant sur la brique est précisément ce qu'il ne faut pas faire. Pour rester en bon état, la brique doit pouvoir respirer. Un scellant emprisonne l'humidité à l'intérieur du matériau et augmente ainsi le risque de détériorations supplémentaires.
Vous pouvez facilement identifier un scellant en lisant l'étiquette : l'acrylique, le stéarate, la paraffine, l'uréthane et la résine de silicone en sont les ingrédients courants. Attention également à la peinture, qui agit comme un scellant et ne doit jamais être appliquée sur une cheminée.
Les répulsifs à eau : la solution recommandée
Les professionnels du bâtiment recommandent plutôt l'utilisation de répulsifs à eau (hydrofuges). Ces produits sont formulés à base de silane ou de siloxane, à ne pas confondre avec le silicone, qui est un scellant. Leur structure moléculaire extrêmement fine leur permet de pénétrer jusqu'à 9 mm (3/8 de pouce) dans la maçonnerie et de se lier chimiquement à la silice contenue dans les briques.
Résultat : le répulsif laisse l'humidité présente dans la brique s'évacuer vers l'extérieur, tout en empêchant la pluie de pénétrer. C'est cette perméabilité à la vapeur d'eau qui assure une protection durable de la cheminée.
Conseils pour une application réussie
Pour obtenir un résultat optimal, respectez quelques règles simples :
- Choisissez le bon moment : appliquez le répulsif par temps sec et suffisamment doux pour éviter la formation de rosée ;
- Laissez sécher : comptez environ cinq jours de séchage pour une cure complète ;
- Nettoyez d'abord la cheminée : un support propre permet au produit de pénétrer la brique plutôt que la saleté ;
- Vérifiez les joints de mortier : réparez ou remplacez ceux qui sont endommagés ou en mauvais état avant le traitement ;
- Adaptez l'outil : privilégiez un pulvérisateur si la surface est irrégulière ou usée, sinon un simple pinceau suffit.
En résumé
Oubliez les scellants et la peinture : pour protéger efficacement les briques de votre cheminée, optez pour un hydrofuge à base de silane ou de siloxane. Appliqué sur un support propre, sain et par temps sec, il offrira à votre maçonnerie une protection longue durée contre les infiltrations d'eau, tout en lui permettant de continuer à respirer.
Source : https://jardin.98905.com/home-repair-maintenance/home-maintenance/1007073775.html
