Avant de devenir des papillons de nuit adultes, certaines espèces passent par une phase larvaire velue connue sous le nom de chenilles laineuses. Parmi ces larves poilues figurent notamment la chenille de la rose urticante, la chenille-selle et la chenille du papillon-hag. Les feuilles des plantes constituent leur principale source de nutrition, au grand dam des jardiniers. En effet, sans intervention, les chenilles laineuses peuvent causer des dégâts considérables au feuillage. Leur appellation la plus courante est celle de « chenille ours laineuse ».
Les plantes herbacées sauvages
Les chenilles ours laineuses se régalent des feuilles de nombreuses plantes herbacées telles que les tournesols, le chénopode blanc, les épinards et diverses graminées. Les plantes herbacées sont des espèces à fleurs qui fanent jusqu'au sol durant l'automne et l'hiver. Bien que leurs tiges, fleurs et feuilles dépérissent, leurs racines subsistent sous terre malgré les basses températures. Au retour du printemps, les plantes herbacées vivaces reprennent leur cycle de croissance. Certaines d'entre elles sont annuelles ou bisannuelles, c'est-à-dire qu'elles ne vivent qu'un ou deux ans seulement.
Les arbres caduques
Les arbres caduques perdent leurs feuilles en automne et en hiver afin de conserver leur énergie jusqu'au printemps. Mais avant cette chute naturelle, leur feuillage sert de festin aux chenilles laineuses. Le chêne, le hêtre, l'oxydentdre, le saule et le châtaignier font partie des arbres caduques qui hébergent ces larves voraces. On y trouve notamment la chenille de la spongieuse ainsi que la chenille vert jaune pâle.
Les plantes ornementales
Les plantes ornementales sont rarement la cible privilégiée des chenilles ours laineuses, car celles-ci se nourrissent habituellement des plantes herbacées sauvages. Cependant, lorsque les ressources naturelles viennent à manquer, elles n'hésitent pas à s'attaquer aux végétaux cultivés. Dans ce cas, elles préfèrent généralement les variétés herbacées comme les berbéris et les asters. En raison de leur corps épais, il est difficile de les retirer des plantes ornementales. La cueillette manuelle demeure donc la méthode recommandée pour débarrasser un jardin de ces envahisseuses.
Les conifères
La livrée des forêts et la chenille-tente occidentale dévorent les aiguilles des conifères. Contrairement aux arbres caduques, les conifères ne perdent pas leur feuillage en automne ni en hiver. La première se distingue par sa couleur blanche, tandis que la seconde arbore des poils orange et noirs. Si la livrée des forêts n'inflige que des dégâts limités aux conifères, la chenille-tente occidentale provoque quant à elle une perte d'aiguilles importante et compromet la croissance des jeunes plants.
Le rôle protecteur des alcaloïdes
Les plantes contiennent des alcaloïdes, des substances qui constituent parfois une véritable bouée de sauvetage pour les chenilles ours laineuses. Au printemps, des mouches parasites pondent leurs œufs à l'intérieur de ces chenilles afin que leurs larves s'en nourrissent une fois écloses. Heureusement pour elles, les alcaloïdes possèdent des propriétés médicinales : ils permettent soit d'éliminer les larves parasites, soit de renforcer le système immunitaire des chenilles hôtes.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/pests-weeds-problems/1007048678.html
