La morelle argentée (Solanum elaeagnifolium), souvent confondue avec la quena et la morelle de l'Ouest, est une plante vivace à racines profondes qui réduit considérablement le rendement des cultures et des pâturages. Son vaste système racinaire interconnecté rend son éradication extrêmement difficile. Heureusement, plusieurs herbicides, correctement appliqués, permettent de la maîtriser efficacement.
Les herbicides efficaces
Trois matières actives se distinguent particulièrement dans la lutte contre la morelle argentée :
- Le piclorame (commercialisé sous le nom Tordon 75-D)
- Le fluroxypyr (commercialisé sous le nom Starane)
- Le glyphosate (vendu sous divers noms commerciaux)
Le choix dépend de votre situation : si le glyphosate est généralement moins coûteux que le piclorame et plus efficace que le fluroxypyr, il présente toutefois un inconvénient majeur. Il s'agit d'un herbicide non sélectif, c'est-à-dire qu'il détruit toutes les plantes qu'il touche, y compris les graminées et les végétaux souhaités.
Techniques d'application
La pulvérisation localisée constitue la méthode la plus courante : les plants sont aspergés jusqu'à ce qu'ils soient mouillés, sans toutefois laisser couler le produit. Cependant, face à des populations importantes ou dispersées, cette technique manuelle peut s'avérer peu pratique. Dans ce cas, d'autres équipements comme les pulvérisateurs à rampe ou les applicateurs à mèche offrent une alternative intéressante.
Le moment idéal pour traiter
L'efficacité du traitement dépend fortement de la période d'application, à choisir selon l'objectif visé :
- Au stade de la floraison, généralement en plein été, le traitement prévient la production de baies et de graines.
- Au stade de croissance végétative, au printemps ou en automne, l'herbicide pénètre plus facilement dans les racines, offrant ainsi un meilleur contrôle à long terme.
Méthodes alternatives de lutte
La morelle argentée possède la capacité de se régénérer à partir de simples fragments de racines. Un arrachage manuel minutieux peut donc donner des résultats, mais un labour au motoculteur risque au contraire d'aggraver le problème en multipliant ces fragments.
D'autres approches méritent également votre attention :
- Les plantes couvre-sol telles que le lierre, le genévrier, le chèvrefeuille, le gazania ou la pervenche privent la morelle argentée des nutriments, de la lumière, de l'eau et de l'espace dont elle a besoin pour prospérer.
- Le champignon Verticillium dahliae s'est révélé capable de détruire des plants isolés, mais il ne constitue pas une solution pratique pour les infestations étendues.
En combinant judicieusement traitements chimiques et méthodes alternatives, adaptés à chaque situation, vous maximiserez vos chances de contrôler durablement cette adventice particulièrement tenace.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/lawn-maintenance/1007044885.html
