Le gazon est couramment utilisé sur les pelouses, les terrains de sport, les parcours de golf et dans les parcs publics. Sa plantation et son entretien répondent non seulement à des objectifs esthétiques, mais aussi à des fonctions écologiques importantes : prévenir l'érosion des sols et limiter les risques d'inondation. Plusieurs espèces de graminées sont utilisées pour produire du gazon, chacune adaptée à des besoins précis et aux conditions climatiques régionales.
Identification
Il ne faut pas confondre les graminées à gazon avec les laîches (carex) ni avec les joncs. Deux caractéristiques principales permettent de distinguer une véritable graminée : une ligule, petite membrane située à la base de la feuille sur la tige, ainsi que deux feuilles qui germent disposées l'une face à l'autre. À l'inverse, les joncs et les laîches ne forment jamais un tapis dense et fin, ce qui explique pourquoi ils sont généralement considérés comme des mauvaises herbes par les paysagistes.
La vernation
La vernation désigne l'orientation et la forme de la jeune feuille lorsqu'elle émerge de la tige. Il s'agit d'une spécification essentielle pour le gazon, car elle détermine son élasticité et son aspect de tapis moelleux. On distingue deux types de vernation : enroulée ou pliée. Une espèce dont les jeunes feuilles présentent l'une de ces deux formes constitue un candidat idéal pour la création d'un gazon de qualité.
Spécifications climatiques
Aux États-Unis, les espèces de gazon se divisent en deux grandes catégories selon leur capacité à survivre aux conditions météorologiques : les graminées de saison fraîche et celles de saison chaude.
Graminées de saison fraîche
Ces variétés tolèrent aussi bien les hivers rigoureux que les journées estivales chaudes. Elles s'épanouissent particulièrement dans les régions où les pluies surviennent en été. Parmi les espèces les plus répandues figurent l'agrostis, la fétuque rouge, le ray-grass annuel, le pâturin des prés (Kentucky bluegrass) et le ray-grass vivace.
Graminées de saison chaude
Ces variétés sont parfaitement adaptées au sud des États-Unis. Elles sont généralement installées sous forme de plaques de gazon (sod) plutôt que par semis, car elles se multiplient plus efficacement de cette manière. Lors de l'arrivée des mois frais, elles prennent une teinte brunâtre ; certains jardiniers y remédient en pratiquant un sursemis avec du ray-grass avant l'hiver. Cette catégorie comprend notamment le chiendent pied-de-poule (Bermuda), l'herbe tapis (carpet grass), l'herbe centipède, l'herbe aux bisons et le paspalum de Bahia.
Qualité et grades du gazon
La qualité d'un gazon peut être ajustée en combinant plusieurs espèces sur une même surface. On distingue trois niveaux : gazon fin, gazon mi-fin et gazon renforcé.
Gazon fin
Réservé principalement aux parcours de golf, aux greens de bowling et aux pelouses soignées, le gazon fin offre un rendu très attrayant et parfaitement uniforme. En contrepartie, il exige une attention soutenue et un entretien rigoureux. Un mélange classique associe l'agrostis capillaire, la fétuque rouge et la fétuque de Chewing.
Gazon mi-fin
Idéal pour les places urbaines, les terrains de football et les pelouses domestiques, le gazon mi-fin affiche une meilleure résistance au piétinement tout en demandant moins d'entretien. Un mélange type combine le ray-grass vivace nain, les fétuques rouges, la fétuque de Chewing et le pâturin des prés.
Gazon renforcé
Le plus robuste des trois grades, le gazon renforcé supporte les conditions climatiques difficiles ainsi qu'un usure continue et intensive. Il convient parfaitement aux zones très fréquentées. Un exemple de composition inclut la fétuque élevée, le ray-grass vivace nain et la crételle.
Source : https://jardin.98905.com/garden-lawn/lawn-basics/1007044202.html
