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Techniques de mortier pour murs : épaisseur, types et finitions

Vous pouvez ériger des murs en pierres, en briques ou en blocs de béton pour des usages variés, allant de l'élément décoratif de jardin à l'ouvrage de soutènement protégeant une pente contre l'érosion. Ces matériaux étant souvent suffisamment lourds, il est possible de construire ces murs « à sec », sans mortier : c'est alors leur propre poids qui assure leur stabilité.


Cependant, l'emploi du mortier offre de nombreux avantages : il confère au mur une résistance nettement supérieure et permet de personnaliser davantage son apparence. Voici les techniques essentielles à maîtriser pour réussir votre maçonnerie.

Respecter la bonne épaisseur de mortier

Pour un résultat solide et régulier, maintenez une épaisseur constante d'environ 1 cm (3/8 de pouce) entre chaque bloc, aussi bien pour les joints verticaux que pour les joints horizontaux entre les rangées.

Attention toutefois : il faut déposer plus du double de cette quantité avant de poser les blocs. Ceux-ci compriment en effet le mortier sur lequel ils reposent, et cette compression doit être anticipée si vous ne souhaitez pas obtenir des joints trop minces et fragiles.

Choisir le type de mortier adapté

Le choix du mortier dépend directement de la fonction du mur :

  • Mortiers de type S ou M : indispensables pour les murs soumis à de lourdes charges ou à de fortes pressions latérales, comme les murs de soutènement ou les fondations.
  • Mortier de type N : polyvalent, il convient parfaitement aux constructions courantes n'exigeant pas une résistance exceptionnelle.
  • Mortier de chaux traditionnel : composé uniquement de chaux, de sable et d'eau, sans ciment, il est bien moins résistant que les mortiers modernes, mais il confère aux maçonneries un aspect ancien très recherché pour les restaurations de style historique.

Maîtriser les différents types de joints

Lorsque vous pressez les blocs dans le mortier de la rangée inférieure, l'excédent est chassé hors du joint. La manière dont vous retirez ce surplus détermine l'aspect final du mur :

  • Joint plein : le mortier affleure uniformément avec les bords des blocs, pour un rendu net et homogène.
  • Joint creusé : une légère rainure est grattée dans la surface du joint, faisant ressortir les arêtes des blocs. C'est la technique la plus répandue pour les murs en briques.
  • Joint débordant : le mortier excédentaire est étalé sur les faces des blocs autour des bords, ce qui donne l'impression qu'ils sont plus petits.
  • Joint en bourrelet : le mortier forme un cordon bombé qui dépasse légèrement du plan des faces des blocs.
  • Joint coulant : le surplus de mortier est laissé s'écouler sur les faces des blocs inférieurs, pour un effet rustique assumé.

Créer un parement en pierre naturelle

Il est tout à fait possible de construire un mur avec des blocs de béton économiques et fonctionnels, tout en obtenant l'allure d'un mur en pierre naturelle grâce au mortier. Une fois le mur en blocs achevé, enduisez-le de mortier puis fixez-y un parement fin en pierres naturelles. Résultat : un mur qui semble avoir été entièrement bâti en pierre authentique, alliant solidité, budget maîtrisé et esthétique soignée.


Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/walls/1007127392.html
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