Le soudage de métaux dissemblables consiste à assembler par soudure deux types différents de métaux ou d'alliages métalliques. Un alliage est un matériau composé de plusieurs métaux. Par exemple, souder un acier galvanisé à un acier non galvanisé relève du soudage de joints dissemblables, car le procédé de galvanisation ajoute du zinc à l'acier, transformant ainsi ce matériau en alliage. Cette opération présente diverses difficultés, qui peuvent toutefois être surmontées grâce à des matériaux et des procédures appropriés.
Les difficultés rencontrées
Le soudage de joints dissemblables soulève plusieurs défis. V.M. Radhakrishnan, auteur de l'ouvrage « Welding Technology & Design », en identifie trois principaux. Selon lui, les différences de propriétés physiques entre les métaux peuvent poser problème pendant le soudage, mais aussi après l'opération, si l'assemblage n'est pas correctement réalisé. Ensuite, l'utilisation d'un métal d'apport inadapté peut entraîner un affaiblissement des métaux, des joints fragiles et une sensibilité accrue à la corrosion. Enfin, de nouveaux composés issus des métaux dissemblables peuvent se former au niveau du joint et produire une matière cassante, susceptible de se rompre facilement.
Les méthodes de soudage adaptées
Il existe plusieurs techniques de soudage, mais toutes ne conviennent pas aux joints dissemblables. D'après une publication de l'American Welding Society, le soudage à l'arc et le soudage par résistance par points donnent les meilleurs résultats pour ce type d'assemblage. Le soudage à l'arc utilise une machine générant un courant électrique — l'arc — entre le métal et l'appareil ; cet arc fait fondre le métal au point de contact. Le soudage par résistance par points consiste, quant à lui, à chauffer un point précis des deux côtés grâce à un courant électrique transmis par une paire d'électrodes.
Le choix des métaux d'apport
Le soudage de joints dissemblables nécessite l'emploi de métaux d'apport. Ces matériaux sont utilisés en petites quantités pour faciliter l'assemblage de métaux différents, favoriser leur compatibilité et prévenir des problèmes tels que la corrosion ou la fragilisation. Le choix du métal d'apport dépend entièrement des métaux à souder. Par exemple, pour assembler deux types d'acier différents, on utilise comme apport un troisième acier dont les propriétés sont proches de celles des deux premiers. Des tableaux récapitulant les métaux d'apport idéaux sont disponibles en ligne, et il est également conseillé de consulter un métallier ou un expert en soudage pour obtenir des recommandations adaptées.
L'importance de la température
La température de soudage influence fortement la réussite de l'assemblage de métaux dissemblables. Par exemple, Joseph R. Davis, auteur de l'ouvrage « Copper and Copper Alloys », recommande de souder l'acier au cuivre à environ 1 000 degrés Fahrenheit (environ 540 °C). Pour l'acier associé aux bronzes au silicium, en revanche, il préconise une température maximale de 150 degrés Fahrenheit. Il est essentiel de respecter ces recommandations afin d'éviter des problèmes tels que la fragilisation ou une dilution excessive du métal d'apport dans les métaux soudés. V.M. Radhakrishnan insiste quant à lui sur l'importance de souder à la température la plus basse possible, afin de limiter les nombreux problèmes liés à ce procédé. Des tableaux indiquant les températures de soudage idéales figurent dans les ouvrages spécialisés et sur Internet.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/remodeling-tools-equipment/1007030551.html
