Les escaliers permettent de passer d'un niveau à un autre avec aisance et confort. Ils peuvent être construits en bois, en maçonnerie, en béton, en brique ou en pierre. Leur tracé peut être rectiligne, coudé, courbe ou hélicoïdal, avec éventuellement des paliers intermédiaires ou des marches plus larges que la normale. Quel que soit leur type, tous les escaliers ont un point commun : les marches (la partie horizontale sur laquelle on pose le pied) et les contremarches (l'élément vertical) doivent être correctement dimensionnées et espacées.
Respecter les codes du bâtiment
Avant de planifier un escalier ou des marches, qu'ils soient intérieurs ou extérieurs, consultez toujours les codes du bâtiment locaux. Nombre d'entre eux précisent la largeur des marches et la hauteur des contremarches en fonction de la longueur de l'escalier et de la hauteur totale à franchir. Cette hauteur totale influence les dimensions des marches comme des contremarches : les escaliers raides comportent généralement des contremarches plus hautes et des marches plus étroites, tandis que les pentes douces utilisent des contremarches plus basses et des marches plus larges.
Des dimensions uniformes
Les contremarches et les marches doivent conserver les mêmes dimensions sur toute la longueur de l'escalier. Des hauteurs variables constituent un danger, car les gens — surtout les personnes âgées — s'attendent à trouver la même hauteur de marche à chaque pas. Les contremarches ouvertes ou partiellement recouvertes présentent également un risque, notamment si l'ouverture dépasse 10 cm (4 pouces). Les planches formant les marches doivent avoir au moins 2,5 cm (1 pouce) d'épaisseur, voire 3,8 cm (1 1/2 pouce) lorsque les contremarches sont ouvertes.
Hauteur et largeur idéales
Selon une publication des National Institutes of Health, une expérience menée sur des escaliers a révélé que la hauteur optimale d'une contremarche est de 18,3 cm (7,2 pouces), et la profondeur optimale d'une marche de 28 à 30 cm (11 ou 12 pouces). Des contremarches de 10 cm (4 pouces) étaient jugées inacceptables par presque tous les participants à l'étude ; il en allait de même pour les hauteurs supérieures à 23 cm (9 pouces). De nombreux codes du bâtiment fixent la hauteur des contremarches entre 19,7 et 21,6 cm (7 3/4 à 8 1/2 pouces) et la profondeur des marches entre 21 et 23 cm (8 1/4 à 9 pouces), tout en autorisant de légères variations selon les situations.
Les paliers
Les escaliers qui changent de direction posent des problèmes particuliers. Une solution fréquente consiste à adopter un escalier en L muni d'un palier à l'endroit où la direction change. Tout escalier s'élevant à 3,65 m (12 pieds) ou plus doit comporter au moins un palier. La largeur des paliers peut varier, mais elle devrait être au moins égale à la profondeur d'une marche. Les paliers situés en haut d'un escalier doivent être suffisamment larges pour permettre l'ouverture complète d'une porte sans obstruction.
Les marches balancées (« winders »)
Les escaliers courbes ou tournants posent davantage de difficultés, car un côté des marches est nécessairement plus étroit, ce qui crée un danger. De nombreux codes du bâtiment imposent une largeur minimale pour le bout étroit de la marche. Ces exigences varient : certains exigent que la largeur de la marche mesurée à 45 cm (18 pouces) du bout étroit soit au moins égale à celle d'une marche complète ; d'autres spécifient une largeur minimale de 15 cm (6 pouces) au point le plus étroit. Enfin, si la plupart des escaliers nécessitent des mains courantes de sécurité, celles-ci sont absolument indispensables dans le cas des marches balancées.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/home-building/1007122872.html
