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Les fondations des maisons dans les années 1950 : du béton au sous-sol aménagé

Avant les années 1950, les fondations des maisons étaient construites à partir de matériaux variés : pierre, brique ou blocs de laitier, selon les régions. À la fin des années 1940, le béton s'est imposé comme matériau de référence, avec l'usage courant du béton coulé et des blocs de béton. Les semelles qui soutiennent les murs de fondation sont établies sous le niveau du sol, ce qui a ouvert la voie aux sous-sols aménagés. Dès la fin des années 1950, ces espaces devenaient courants dans les lotissements résidentiels, faisant apparaître de nouveaux enjeux d'humidité et d'entretien autour des fondations.

La construction des fondations

Depuis la fin des années 1940 et le début des années 1950, le béton coulé et les blocs de béton constituent les principaux matériaux utilisés pour les fondations des habitations. Auparavant, on construisait les fondations en brique, en tuile ou en pierre selon les ressources locales. Ces fondations anciennes exigeaient un entretien régulier et présentaient une grande sensibilité aux problèmes d'humidité, avec des infiltrations et des fuites fréquentes.

À cette époque, les sous-sols n'étaient pas aménagés : un simple siphon de sol évacuait les infiltrations et la maison séchait naturellement. Les fondations en béton sont réalisées soit en dalle sur terre-plein (slab-on-grade), soit selon la technique classique associant semelle et mur de fondation.

Blocs de béton et béton coulé

Qu'il s'agisse de béton coulé ou de blocs de béton, les murs reposent sur des semelles ou des plots en béton dans les régions sujettes au gel. Ces semelles sont creusées sous la ligne de gel afin d'éviter tout mouvement du sol causé par les cycles de gel et de dégel. Les murs, qu'ils soient en blocs de béton ou en béton coulé, sont ensuite posés sur ces assises.

Dans un sol bien drainé, les fondations en blocs de béton fonctionnent correctement, mais elles restent poreuses : en conditions humides, l'eau peut s'infiltrer à travers les parois et les joints. Le béton coulé offre quant à lui une meilleure protection contre l'humidité.

Les sous-sols complets

L'un des grands avantages de la construction sur semelles est qu'elle libère de l'espace pour un sous-sol complet. Si la profondeur de la ligne de gel varie selon les régions, les excavations plus profondes permettent d'obtenir des murs d'une hauteur légèrement inférieure à 2,40 mètres (8 pieds), offrant ainsi la place nécessaire pour les réseaux, les équipements mécaniques et le rangement.

Des vides sanitaires étaient également créés grâce à des excavations moins profondes, mais l'aménagement des sous-sols en espaces de vie supplémentaires s'est généralisé à la fin des années 1950. Plus les sous-sols devenaient finis et habitables, plus les problèmes d'humidité prenaient d'importance pour les propriétaires, bien davantage qu'auparavant.

Lutter contre l'humidité dans le sous-sol

Dans les années 1950, le contrôle de l'humidité autour des fondations est devenu un élément standard de la construction résidentielle. Des drains de fondation et des pompes de relevage ont été mis en place pour maintenir les sous-sols et les vides sanitaires au sec.

Le drain de fondation se compose soit de sections en terre cuite, soit de tuyaux de drainage perforés : il évacue l'eau loin de la maison ou la dirige vers un puisard situé dans le sous-sol ou le vide sanitaire. Une pompe de relevage expulse ensuite cette eau à distance des fondations, empêchant ainsi toute pression hydrostatique de s'accumuler dans le sol.


Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/home-building/1007122724.html
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