Un mur mitoyen désigne tout mur qui traverse la limite séparant les terrains de deux propriétaires, ou un mur édifié sur le terrain d'un seul propriétaire mais utilisé par deux personnes ou plus pour séparer leurs bâtiments. Par exemple, il existe un mur mitoyen lorsqu'une seconde personne construit une structure adossée à un mur existant élevé par une première personne. Au Royaume-Uni, le Party Wall Act de 1996 (loi sur les murs mitoyens) encadre strictement les démarches à accomplir avant d'entreprendre des travaux sur ce type de mur.
L'avis préalable obligatoire
Vous devez notifier votre intention aux propriétaires voisins au moins deux mois avant le début prévu des travaux sur le mur mitoyen. Il est d'usage d'informer vos voisins de votre projet de manière informelle avant de leur adresser une notification officielle. Celle-ci doit comporter vos nom et adresse, l'adresse du bâtiment concerné, le détail précis des travaux envisagés ainsi qu'une date de début du chantier. À noter : l'avis officiel reste valable pendant un an.
Les projets soumis à notification
Faites preuve de considération envers vos voisins lorsque vous planifiez des travaux sur un mur mitoyen. La loi de 1996 interdit en effet de creuser dans le mur, même uniquement du côté de votre propriété, tant que vous n'avez pas obtenu l'accord des propriétaires adjacents. D'autres interventions nécessitent également une notification :
- l'augmentation de l'épaisseur ou de la hauteur du mur ;
- la démolition ou la reconstruction d'une partie quelconque du mur ;
- la suppression d'éléments en saillie présents sur le mur.
Les travaux mineurs exemptés
Si vos projets sont mineurs, la loi n'exige pas de notification préalable. Il s'agit notamment de percer le mur pour y fixer des chevilles et des vis destinées à des meubles muraux ou des étagères, de pratiquer des saignées pour ajouter ou remplacer des câblages électriques et des prises, ou encore d'effectuer des réparations esthétiques en surface. Interrogez-vous néanmoins sur l'impact de vos travaux sur la structure du mur, ainsi que sur les dommages, même temporaires, qu'ils pourraient causer du côté voisin. En cas de doute, il est vivement conseillé de consulter un professionnel du bâtiment.
En cas de litige avec le voisin
Si votre voisin conteste les travaux prévus, vous pouvez désigner un expert indépendant (surveyor) chargé d'examiner les droits des deux parties et de rendre une décision contraignante. Une autre option consiste pour chaque partie à nommer son propre expert. Si ces derniers ne parviennent pas à un accord, ils devront alors désigner conjointement un troisième expert, lequel prendra en compte les intérêts des deux parties afin de trancher le différend.
La répartition des coûts
Selon la loi, c'est le propriétaire à l'origine des travaux qui en assume financièrement la responsabilité. Toutefois, si les deux propriétaires tirent profit des interventions, ils peuvent convenir de partager les dépenses. Cela concerne notamment les réparations de dommages structurels importants. Votre voisin peut également être tenu de couvrir une partie des coûts lorsqu'il est responsable, totalement ou partiellement, des dégâts constatés.
Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/home-additions/1007122234.html
