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Valeurs R typiques d'une toiture multicouche (BUR) : guide complet

Les valeurs R mesurent la résistance des matériaux à la conductivité thermique, c'est-à-dire leur capacité à retenir la chaleur ou à empêcher celle-ci de pénétrer dans l'habitation. La toiture multicouche, connue sous le nom de BUR (built-up roofing), a été développée pour les toits à faible pente afin de limiter les infiltrations d'humidité et de créer une couverture résistante au vent. Inévitablement, les consommateurs soucieux de leurs dépenses énergétiques se sont interrogés sur les valeurs R de ce type de toiture.

Qu'est-ce qu'une toiture multicouche ?

Dans sa forme la plus élémentaire, une toiture BUR se compose de plusieurs couches de feutre ou de nappes synthétiques, liées entre elles par du goudron ou un autre adhésif, puis recouvertes d'une couche superficielle en métal ou en matériau composite imprégné de gravier. Les couches peuvent être assemblées directement sur place ou posées en rouleaux préfabriqués. À l'instar des bardeaux et des autres matériaux de couverture, ce système exige l'installation de solins afin d'assurer l'étanchéité des points sensibles.

Comprendre les valeurs R

En supposant que votre sous-sol, vos murs et vos fenêtres soient parfaitement isolés, la différence de température entre l'intérieur et l'extérieur (ΔT), multipliée par la superficie de votre toit en pieds carrés (A), puis par la durée exprimée en heures (t), et enfin divisée par la valeur R du matériau, permet de calculer le nombre de BTU que votre système de chauffage doit produire pour maintenir votre maison à température constante pendant toute cette période.

Les valeurs R sont optimisées par la mousse, le polystyrène, les isolants en vrac et tous les autres matériaux capables de piéger ou de sceller de l'air immobile au sein même de leur structure. Même le papier des plaques de plâtre freine le passage de la chaleur, quoique avec une valeur R de seulement 0,06.

Valeurs R spécifiques aux toitures BUR

La valeur R d'une toiture BUR dépend essentiellement des matériaux utilisés dans sa composition. La valeur R moyenne d'un BUR de 9,5 mm (3/8 de pouce), composé de feutre, d'adhésif et de revêtement, n'atteint qu'environ 0,33.

Prenons l'exemple d'une maison à ossature bois dans le Colorado : pour éliminer la majorité des déperditions de chaleur, l'isolation cumulée des combles et du toit devrait atteindre une valeur de 38. Dans ce contexte, un BUR offrirait peu, voire aucun avantage par rapport à un bardeau de cèdre, dont la valeur R moyenne s'élève à 0,97.

Cependant, le BUR est posé sur une couche isolante qui peut être personnalisée selon le climat local. Les valeurs R des matériaux de construction comme le polystyrène et le polyisocyanurate à parement en aluminium varient de 4 à 6 par pouce (soit environ 2,5 cm). Lorsque ces matériaux performants constituent la nappe de base, une toiture BUR peut fournir jusqu'aux deux tiers de la valeur R requise pour l'ensemble du toit, selon les données de Colorado Energy.

Applications et avantages pratiques

Les bardeaux traditionnels en asphalte (0,44) ou en bois (0,98) peuvent afficher des valeurs R légèrement supérieures à celles des BUR, mais ces dernières offrent de meilleures performances sur les toits dont la pente est inférieure à 33 degrés. Cette caractéristique est particulièrement précieuse dans les climats froids, où des barrages de glace peuvent se former sous et entre les bardeaux au niveau des poches d'air.

Le BUR et son cousin plus récent, la toiture membranaire, procurent des couches compactes et continues qui bloquent efficacement l'humidité. Les valeurs R relativement faibles de leurs nappes supérieures peuvent ainsi être largement compensées par une couche de mousse isolante plus épaisse intégrée à leur base.


Source : https://jardin.98905.com/building-remodeling/exterior-remodeling/1007119964.html
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